Pourquoi la Ring Road (et pourquoi 10 jours)
La Ring Road, c’est la route 1. Un anneau de 1 322 km qui fait le tour de l’île. C’est LA façon de découvrir l’Islande quand c’est ta première fois. Tout le monde fait ça. Et pour une bonne raison : ça te donne un aperçu de chaque région du pays — le sud vert et ses cascades, l’est sauvage et ses fjords, le nord volcanique, l’ouest mystérieux.
Tu pourrais boucler la Ring Road en 6-7 jours. Des gens le font. Mais c’est la course. Tu conduis, tu t’arrêtes, tu prends une photo, tu remontes dans la voiture. Non merci.
10 jours, c’est le sweet spot. T’as le temps de profiter. De faire des détours. De rester une heure devant un glacier sans stresser parce que t’as 300 bornes à faire avant la nuit (spoiler : en été il fait pas nuit, mais bon). On a même eu des demi-journées tranquilles pour glander au camping. Le luxe.
Le road trip Islande Ring Road en 10 jours, c’est aussi faisable pour les gens qui bossent. Deux semaines de congés, avion le samedi, retour le lundi suivant — ça passe. On a fait exactement ça.
Jour 1 : Reykjavik, la capitale la plus cool du monde

Atterrissage à Keflavík. L’aéroport est à 45 min de Reykjavik — la route entre les deux traverse un paysage de lave qui ressemble à Mars. Pas un arbre. Pas une maison. Juste de la mousse sur de la roche noire. T’es même pas encore arrivé que le dépaysement est total.
On récupère la voiture de location à l’aéroport (réservée des mois en avance, je te conseille de faire pareil). Direction Reykjavik.
Hallgrímskirkja
Cette église, c’est le truc que tu reconnais sur toutes les photos. Un bâtiment en béton qui ressemble à un orgue géant — ou à une fusée, selon ton imagination. Monte en haut du clocher (1 000 ISK, soit environ 7€). La vue à 360° sur Reykjavik et les montagnes autour, ça vaut le coup. On voit les toits en tôle colorée, le port, la mer. Joli.
Laugavegur
La rue principale. Boutiques, restos, cafés, galeries. C’est petit. Genre tu fais l’aller-retour en 20 minutes. Mais l’ambiance est chouette — un mélange de hipster et de viking. Les Islandais ont un sens du style assez unique.
Le hot dog
On va en parler tout de suite. Le hot dog islandais (pylsur), c’est une institution. Bæjarins Beztu Pylsur, le stand le plus connu, est au centre-ville. Un hot dog coûte environ 500 ISK (3,50€). C’est le repas le moins cher que tu trouveras en Islande. Agneau, ketchup, moutarde sucrée, oignons frits, rémoulade. C’est bon. Très bon, même. Bill Clinton en a mangé un en 2004 et apparemment ça l’a marqué.
Le port
Balade sympa en fin de journée. Tu vois le Harpa (la salle de concert en verre, architecturalement dingue), les bateaux de pêche, et parfois des baleines au loin si t’as de la chance. Le musée maritime est pas mal si t’as du temps, mais c’est optionnel.
Mon conseil pour Reykjavik : une journée suffit. C’est mignon, c’est sympa, mais le vrai spectacle c’est dehors. Pas dans la capitale. Profite de l’aprèm pour faire les courses au Bónus (le supermarché avec le cochon jaune) — tu vas en avoir besoin pour les jours suivants.
Jour 2 : Le Golden Circle — touristique mais ça vaut le détour
OK, autant être honnête. Le Golden Circle, c’est la journée la plus touristique de tout le trip. Des bus partout. Des groupes avec des drapeaux. Des gens qui se prennent en selfie devant tout et n’importe quoi. Mais les sites sont tellement beaux que tu passes au-dessus.
Thingvellir (Þingvellir)
Le premier arrêt et probablement le plus impressionnant sur le plan géologique. Tu marches littéralement entre les plaques tectoniques nord-américaine et eurasienne. La faille d’Almannagjá, c’est un canyon où tu vois les deux plaques s’écarter de 2 cm par an. Quand t’y es, ça paraît pas réel.
C’est aussi un site historique — le premier parlement du monde (l’Alþingi) a été fondé ici en 930. Les Vikings se réunissaient dans ce champ pour faire leurs lois. L’endroit a une énergie particulière, même avec les touristes.
Gratuit. Parking payant par contre (750 ISK).
Geysir
La zone géothermique de Geysir. Le Geysir original est quasiment inactif maintenant (il érupte genre une fois par an), mais son voisin Strokkur pète les plombs toutes les 5-8 minutes. Une colonne d’eau bouillante qui monte à 20-30 mètres. Tu la vois gonfler, gonfler, et BOUM. Spectaculaire à chaque fois, même après le dixième jet. Le sol autour fume, ça sent le soufre (l’oeuf pourri, soyons clairs). Gratuit aussi.
Gullfoss
La « cascade dorée ». Deux étages de chute d’eau qui s’engouffrent dans un canyon. Le volume d’eau est juste dément — tu le sens dans ta poitrine tellement ça vibre. Prépare-toi à être trempé par les embruns. Et non, ton « imperméable » de chez Decathlon ne suffira peut-être pas ici.
Gratuit. Encore.
L’astuce du jour : pars tôt de Reykjavik. Genre 7h-8h du matin. Les bus de touristes arrivent vers 10h-11h. Si t’es là avant, t’as Thingvellir quasi pour toi. On l’a fait et c’était magique — le silence, la brume matinale, personne.
Après le Golden Circle, on a continué vers le sud pour dormir dans le coin de Hella/Hvolsvöllur. Camping basique, douches chaudes, 2 500 ISK par personne. Nickel.
Jour 3 : La côte Sud — cascades, encore des cascades, et une plage noire

La côte sud, c’est le tronçon le plus populaire de la Ring Road. Et tu comprends vite pourquoi.
Seljalandsfoss
Une cascade de 60 mètres. Pas la plus puissante, mais elle a un truc en plus : tu peux passer derrière. Un sentier (glissant, fais gaffe) te mène derrière le rideau d’eau. C’est bruyant, c’est humide, t’en prends plein la tronche. Mais la vue à travers le voile d’eau avec le soleil derrière ? Magique. Apporte un sac plastique pour ton téléphone.
Juste à côté, y’a Gljúfrabúi. Une cascade cachée dans une grotte. Tu dois patauger dans un ruisseau pour y accéder. Beaucoup de gens la loupent. C’est dommage — elle est peut-être encore plus belle que Seljalandsfoss.
Skógafoss
25 km plus loin. 60 mètres de haut, 25 mètres de large. Droite, symétrique, puissante. Un mur d’eau. Y’a un escalier sur le côté qui monte au sommet — 527 marches, ça pique les cuisses mais la vue d’en haut est folle. Par temps ensoleillé, t’as quasi systématiquement un arc-en-ciel (parfois un double). C’est le genre de truc qui te fait comprendre pourquoi les Islandais croyaient aux elfes.
Reynisfjara — la plage noire
T’as jamais vu une plage comme ça. Sable noir volcanique, colonnes de basalte hexagonales (on dirait un décor de film), vagues monstrueuses. Les Islandais te préviennent : ne tourne JAMAIS le dos à l’océan ici. Les sneaker waves (vagues sournoises) sont mortelles. Littéralement — des gens meurent ici chaque année. Respecte les panneaux, reste à distance. Sérieux.
L’endroit est magnifique, sombre, dramatique. Les grottes de basalte, les aiguilles de Reynisdrangar au loin dans la mer… On dirait un monde fantasy. C’est l’Islande à son meilleur.
Vík
Le village le plus au sud de l’Islande. Minuscule (300 habitants). Une église rouge sur une colline, un supermarché, quelques maisons. On y a dormi au camping. Ambiance bout du monde. On entendait le vent et c’est tout.
Jour 4 : Skaftafell et Jökulsárlón — la mâchoire qui tombe
La journée la plus spectaculaire du road trip. Et pourtant la concurrence est rude.
Parc national de Skaftafell (Vatnajökull)
Rando jusqu’à Svartifoss, la « cascade noire ». Environ 1h30 aller-retour. Elle tombe au milieu de colonnes de basalte noires — c’est ces colonnes qui ont inspiré l’architecture de Hallgrímskirkja à Reykjavik. La rando traverse des paysages de mousse et de lave. Rien de difficile. Très beau.
Si t’as le budget et l’envie, y’a des excursions sur le glacier Svínafellsjökull depuis Skaftafell. Avec crampons, piolet, guide. Environ 80-120€ par personne. On l’a pas fait (budget serré) mais les gens qui reviennent ont tous des étoiles dans les yeux.
Jökulsárlón — la lagune glaciaire
Ça y est. LE moment du trip. Tu arrives, tu te gares, tu marches 2 minutes et t’es devant un lac rempli d’icebergs. Bleus, blancs, noirs (la cendre volcanique). Certains font la taille d’une maison. Ils se détachent du glacier Breiðamerkurjökull et dérivent lentement vers la mer. Des phoques se prélassent entre les blocs de glace.
C’est silencieux. Presque solennel. On est restés là une heure sans parler. Juste à regarder.
Y’a des tours en bateau amphibie (environ 40-50€) ou en zodiac (80€) pour aller entre les icebergs. Le zodiac vaut le coup si tu peux te le permettre — tu t’approches vraiment près.
Diamond Beach
Juste en face de Jökulsárlón, de l’autre côté de la route. Les icebergs qui sortent de la lagune s’échouent sur une plage de sable noir. Des morceaux de glace transparents, brillants, posés sur le sable sombre. On dirait des diamants géants. D’où le nom.
Au lever ou coucher du soleil (bon, en été c’est un peu compliqué vu que le soleil se couche à peine), la lumière traverse la glace et c’est juste… ouais. Les photos ne rendent pas justice. Pas du tout.
Nuit au camping de Höfn. La soupe de langoustine au resto du coin (Pakkhús) — un peu cher mais c’est Höfn, la capitale de la langoustine islandaise. Fais-toi plaisir, juste une fois.
Jour 5 : Les fjords de l’Est — le calme après la tempête
Après l’intensité des jours 3-4, les fjords de l’Est c’est le contrepied total. Moins de touristes. Beaucoup moins. Des paysages plus doux (enfin, « doux » à l’islandaise, donc toujours assez sauvages).
La route entre Höfn et Egilsstaðir longe les fjords. C’est magnifique mais c’est long — compte 4-5 heures avec les arrêts. La route serpente, entre et sort de chaque fjord. T’as l’impression d’avancer en crabe. Mais les vues… chaque virage te donne un nouveau panorama.
Egilsstaðir
La « grande ville » de l’est. 2 300 habitants. Y’a un supermarché, une station-service, et… voilà. C’est un bon point de base, pas un lieu touristique en soi. On a fait le plein de courses ici (parce que les prochains magasins sont loin).
Seyðisfjörður
Le détour qui vaut le coup. 25 km depuis Egilsstaðir, une route de montagne qui passe un col spectaculaire (attention au brouillard). Et au bout : Seyðisfjörður. Un village de pêcheurs au fond d’un fjord, avec une petite église bleue et une rue arc-en-ciel peinte au sol. C’est le village le plus photogénique d’Islande, peut-être.
L’ambiance est artistique. Y’a des galeries, un centre culturel, des maisons en bois colorées. Le ferry Smyril Line qui relie l’Islande au Danemark part d’ici. On a pris un café, marché le long du fjord, respiré. C’était bien.
Le truc à savoir sur l’Est : c’est la région où tu peux rouler 200 km sans croiser une station-service. Vérifie ta jauge. Fais le plein dès que tu peux. On a eu un moment de stress entre Djúpivogur et Egilsstaðir — la jauge qui descend, aucune pompe en vue. On s’en est sortis, mais le coeur battait vite.
Jour 6-7 : Le Nord — Mývatn, Dettifoss et Akureyri
Le nord, c’est deux jours. Et encore, on pourrait y passer une semaine.
Jour 6 — Dettifoss et arrivée à Mývatn
Depuis Egilsstaðir, direction Dettifoss. La cascade la plus puissante d’Europe. 100 mètres de large, 44 mètres de haut, un débit monstrueux. Tu l’entends avant de la voir. Le sol tremble. L’air est saturé d’humidité. C’est brut, violent, primitif. C’est la cascade qui apparaît dans le film Prometheus — et ouais, en vrai c’est encore plus impressionnant.
Y’a deux accès : côté est (route 864, gravel mais faisable en 2WD) et côté ouest (route 862, goudronnée). Le côté est te rapproche plus de la cascade. On était côté est, on était trempés, on s’en fichait.
L’aprèm, arrivée à Mývatn. Et là, c’est un autre monde.
Jour 6-7 — La zone de Mývatn
Mývatn, c’est un lac entouré de formations volcaniques complètement dingues. Marmites de boue bouillonnante, cratères, champs de lave, fumerolles. L’odeur de soufre est omniprésente. On se croirait sur une planète en formation.
Les incontournables autour de Mývatn :
- Námaskarð (Hverir) — le champ géothermique. Des mares de boue grise qui bouillonnent. Des fumerolles qui crachent de la vapeur. Le sol est jaune, orange, gris. Ça sent l’oeuf pourri à plein nez. C’est fascinant et un peu flippant. Gratuit.
- Dimmuborgir — les « châteaux sombres ». Des formations de lave qui ressemblent à des ruines. Y’a des sentiers qui serpentent entre les piliers. Les Islandais disent que c’est la maison des trolls. Vu l’ambiance, tu veux bien les croire. Gratuit.
- Grjótagjá — une grotte avec une source chaude à l’intérieur. La baignade est interdite (trop chaud, instable) mais tu peux regarder. L’eau est d’un bleu turquoise irréel. C’est la grotte de la scène d’amour dans Game of Thrones (Jon Snow et Ygritte). Tu vois le passage.
- Le cratère Víti — dans la zone de Krafla. Un cratère rempli d’eau turquoise. La rando autour fait 20 minutes. La vue est géniale.
Mývatn Nature Baths
Le Blue Lagoon du Nord. En mieux. Moins cher (environ 5 500 ISK, soit 38€ contre 70€+ pour le Blue Lagoon). Moins bondé. Même concept : un bassin d’eau géothermique laiteuse, bleu-vert, avec vue sur les montagnes et les fumerolles. On y est restés deux heures. Le bonheur absolu.
Si tu dois choisir entre le Blue Lagoon et Mývatn Nature Baths : prends Mývatn. Moins cher, moins de monde, cadre plus authentique. Point final.
Goðafoss
Sur la route entre Mývatn et Akureyri. La « cascade des dieux ». Plus petite que Dettifoss mais d’une beauté parfaite. Un demi-cercle d’eau turquoise qui tombe de 12 mètres. L’histoire raconte que le chef viking Þorgeir y a jeté ses idoles païennes en l’an 1000 quand l’Islande s’est convertie au christianisme. Cool, non ?
Akureyri
La « capitale du Nord ». 19 000 habitants — c’est la deuxième ville d’Islande. On sent tout de suite que c’est plus grand. Y’a des feux de circulation en forme de coeur (si si). Un jardin botanique surprenant. Des restos corrects. Rien d’exceptionnel en soi, mais après des jours dans des coins paumés, ça fait du bien de voir un semblant de civilisation. On a profité d’une vraie douche chaude au camping et d’une pizza. Les petits plaisirs.
Jour 8 : La péninsule de Tröllaskagi — le secret le mieux gardé
La péninsule de Tröllaskagi, personne n’en parle. Ou presque. C’est entre Akureyri et la route vers l’ouest, un détour par la route côtière au lieu de prendre le tunnel. Et c’est une des plus belles portions du trip.
La route
Des cols de montagne vertigineux. Des virages en épingle. Des tunnels à voie unique (oui, à voie unique, tu dois te ranger dans des refuges si quelqu’un vient en face). Des fjords profonds. Des villages de pêcheurs accrochés au bord de l’eau. C’est spectaculaire et quasi désert.
Siglufjörður
Au bout de la route, Siglufjörður. Un village isolé au fond d’un fjord, entouré de montagnes. C’était autrefois la capitale du hareng — dans les années 1940-50, c’était l’un des endroits les plus riches d’Islande grâce à la pêche au hareng. Puis le hareng a disparu. Et le village avec.
Le musée du hareng (Síldarminjasafnið) est étonnamment captivant. Trois bâtiments sur l’histoire de cette industrie qui a façonné tout le nord de l’Islande. C’est bien fait, interactif, émouvant par moments. Y’a des vieilles photos de marins, des bateaux restaurés, l’odeur du sel et du poisson séché. Environ 2 000 ISK l’entrée.
Le village en lui-même est charmant. Coloré. Silencieux. On a bu un café en regardant le fjord. Des canards nous tournaient autour. Pas de touristes. Le bonheur.
Mon avis : Tröllaskagi est optionnel sur la Ring Road, mais si t’as le temps, fonce. C’est l’Islande authentique, loin des foules.
Jour 9 : Snæfellsnes — l’Islande en miniature
La péninsule de Snæfellsnes, on l’appelle la « mini Islande ». Et c’est assez vrai : tu retrouves des volcans, des glaciers, des plages noires, des falaises, des villages de pêcheurs, des champs de lave — le tout condensé sur 90 km de long. C’est le dernier gros morceau avant le retour à Reykjavik. Et quel morceau.
Kirkjufell
La montagne la plus photographiée d’Islande. Tu l’as vue cent fois sur Instagram — cette montagne conique, pointue, avec une cascade au premier plan (Kirkjufellsfoss). En vrai, elle est… exactement comme sur les photos. C’est rare. Souvent la réalité déçoit. Pas ici.
Le spot photo classique est juste en face, près de la cascade. Arrive tôt si tu veux pas 47 trépieds dans ton champ. On était là vers 8h du matin, on a eu le lieu quasi pour nous.
Arnarstapi
Un village côtier minuscule. Le sentier entre Arnarstapi et Hellnar (2-3 km, facile) longe les falaises. Des arches naturelles, des grottes marines, des colonies d’oiseaux (macareux si t’as de la chance, surtout en juin-juillet). Le paysage est brutal — la lave noire contre l’océan turquoise. Un café à Hellnar fait de la soupe maison. On y a mangé. Bon et pas trop cher (pour l’Islande).
Le glacier Snæfellsjökull
Le volcan-glacier au bout de la péninsule. C’est celui du roman de Jules Verne, Voyage au centre de la Terre. Par temps clair, tu le vois depuis Reykjavik, à 120 km. On l’a pas escaladé (faut un guide et c’est une journée entière) mais juste le voir dominer le paysage, c’est quelque chose.
Búðir
Une église noire au milieu d’un champ de lave, avec la mer derrière. Y’a rien d’autre. Juste l’église, la lave, et le vent. C’est l’un des spots les plus atmosphériques d’Islande. Cinq minutes d’arrêt, une photo, et on reprend la route. Mais ces cinq minutes valent le détour.
Nuit au camping de Grundarfjörður. Vue sur Kirkjufell depuis la tente. Sérieux.
Jour 10 : Retour à Reykjavik et bain final
Dernier jour. La route entre Snæfellsnes et Reykjavik fait environ 2-3 heures. Pas grand-chose à voir en chemin (le tunnel sous le Hvalfjörður te fait gagner du temps). On arrive en fin de matinée à Reykjavik.
Blue Lagoon ou Sky Lagoon ?
Le dilemme. On t’explique.
Blue Lagoon — Le classique. L’usine à touristes. Mais quand même impressionnant. L’eau laiteuse bleu clair, le masque de silice, la vapeur qui monte. Le cadre au milieu des champs de lave est unique. Par contre : 70-100€ par personne (oui, oui), réservation obligatoire des semaines en avance, et c’est blindé. Si tu veux le faire, réserve dès que tu connais tes dates de voyage. C’est souvent complet.
Sky Lagoon — Plus récent, à Reykjavik même. Un infinity pool face à l’océan. Moins cher que le Blue Lagoon (environ 50-60€). Le rituel des 7 étapes (sauna, brume froide, gommage…) est vraiment bien. L’ambiance est plus moderne, plus design. Moins iconique mais plus agréable, perso.
Notre choix ? Sky Lagoon. Moins de monde, plus de zen. Mais les deux se défendent.
L’aprèm, dernières courses de souvenirs sur Laugavegur (le lopapeysa, le pull islandais en laine, fait un cadeau génial — compte 100-200€ pour un vrai). Un dernier hot dog. Et direction l’aéroport.
4×4 ou voiture standard ? Le grand débat
Question qu’on reçoit tout le temps. Et la réponse est simple.
Pour la Ring Road en été : une voiture standard suffit. La route 1 est goudronnée à 98%. Y’a quelques portions de gravel ici et là (surtout dans l’Est et vers Dettifoss), mais rien d’insurmontable avec une berline ou un petit SUV 2WD.
Tu as besoin d’un 4×4 si :
- Tu veux emprunter les F-roads (routes de montagne, hautes terres). Elles sont interdites aux 2WD. Légalement interdit. Et ton assurance ne couvre rien si tu t’y aventures.
- Tu voyages hors saison (septembre-mai), quand la météo peut rendre certaines routes compliquées.
- Tu veux accéder à des sites comme Landmannalaugar, le Þórsmörk, ou l’intérieur des terres.
Prix indicatifs location (été, 10 jours) :
- Petite voiture (type Yaris) : 500-700€
- SUV compact 2WD (type Duster) : 700-1 000€
- 4×4 (type Land Cruiser) : 1 200-2 000€
On a pris un Dacia Duster 2WD. Aucun problème sur la Ring Road. Pas une seule fois on s’est dit « mince, il nous faudrait un 4×4 ». Par contre, on a dû renoncer à Landmannalaugar. Frustrant, mais c’est la vie. Ça nous donne une raison de revenir.
Conseil : prends l’assurance gravel (contre les projections de cailloux sur le pare-brise). C’est pas cher et en Islande, un caillou dans le pare-brise c’est quasi garanti. On en a pris un le jour 3. Merci l’assurance.
Budget détaillé — oui, l’Islande ça pique
Soyons clairs : l’Islande, c’est CHER. Genre, vraiment. Un sandwich au supermarché coûte 8-10€. Une bière au bar, 10-12€. Un plat au resto, 30-40€. L’essence est autour de 2,50€/L. Quand tu viens de France, t’as l’impression que tous les prix ont été multipliés par deux. C’est pas loin de la vérité.
Tableau budget pour 10 jours — par personne
| Poste | Backpacker | Confort | Luxe |
|---|---|---|---|
| Hébergement | 250€ (camping) | 800€ (guesthouse) | 2 000€ (hôtel) |
| Nourriture | 200€ (courses + cuisine) | 500€ (mix resto/courses) | 1 000€ (restos) |
| Location voiture | 300€ (petite voiture, partagée à 2) | 450€ (SUV, partagé) | 800€ (4×4, partagé) |
| Essence | 150€ | 150€ | 200€ |
| Activités | 50€ | 200€ | 500€ |
| Divers | 50€ | 100€ | 200€ |
| TOTAL | 1 000€ | 2 200€ | 4 700€ |
Ouais. 1 000€ en mode backpacker strict, camping tous les soirs, cuisine au réchaud, quasi aucune activité payante. C’est faisable mais faut être motivé. On était entre backpacker et confort, on a dépensé environ 1 500€ par personne.
Budget journalier moyen :
- Mode backpacker : ~100€/jour
- Mode confort : ~200€/jour
- Mode luxe : 350€+/jour
L’Islande, c’est pas une destination budget. Faut l’accepter avant de partir. Mais les paysages sont tellement hors-normes que chaque euro dépensé en vaut la peine. Promis.
Si tu veux comparer, on a fait un road trip en Norvège l’année d’avant — c’était cher aussi, mais l’Islande est encore un cran au-dessus.
Astuces pour économiser (sans vivre au pain sec)
On a appris à la dure. Voilà les trucs qui marchent.
Camping
Le moyen le moins cher de dormir en Islande. Environ 2 500 ISK par personne par nuit (17€). Les campings sont partout le long de la Ring Road, avec douches chaudes (parfois payantes, 200-500 ISK), toilettes, et souvent une cuisine commune. T’as pas besoin de réserver en été — tu arrives, tu plantes ta tente, tu payes au bureau.
Faire ses courses
Le supermarché Bónus (logo cochon jaune) est ton meilleur ami. Les prix restent élevés, mais c’est le moins cher. Kronan est bien aussi. Évite les épiceries type 10-11 — c’est des prix de dépannage.
Un réchaud de camping + des pâtes + des sauces + du pain + du fromage = des repas pour trois fois rien. On cuisinait matin et soir au camping, et on se faisait des sandwichs pour le midi.
Les hot dogs
Le repas de survie. 500 ISK (3,50€). Tu les trouves dans TOUTES les stations-service. C’est bon, c’est chaud, c’est pas cher. On en a mangé… trop. Mais pas de regrets.
Skipper les restos
Un plat au restaurant en Islande, c’est 25-40€. Facile. Si t’en manges un par jour pendant 10 jours, ça te fait 300-400€ juste en repas de midi. On s’est limités à deux restos sur tout le trip — la langoustine à Höfn (ça valait le coup) et une pizza à Akureyri (c’est la pizza, quoi).
Les activités gratuites
La beauté de l’Islande, c’est que les meilleurs trucs sont gratuits. Les cascades, les plages, les paysages, les randonnées. Pas de droits d’entrée. Juste le parking parfois (750-1 000 ISK). Les seules activités payantes « indispensables » sont les bains (Mývatn ou Blue Lagoon) et éventuellement un tour en bateau à Jökulsárlón.
La Camping Card
28 campings pour 199€ (deux adultes + enfants). Si tu campes plus de 5-6 nuits, c’est rentable. On l’a pas prise (on savait pas que ça existait, on est bêtes) et on aurait économisé environ 80€. Achète-la en ligne avant de partir.
Conduire en Islande : les pièges à éviter
Conduire en Islande, c’est pas compliqué. C’est la conduite à droite, les routes sont bien entretenues, y’a quasi personne. Mais y’a des spécificités qu’il faut connaître.
Les ponts à voie unique (einbreið brú)
Y’en a partout. Le principe : celui qui arrive le premier a la priorité. Ou celui qui est le plus proche du pont. Dans le doute, arrête-toi et laisse passer. Les Islandais sont cool avec ça, pas de stress.
Les moutons
Ils sont PARTOUT. Sur la route, à côté de la route, au milieu de la route. Ils traversent sans prévenir. Et le truc vicieux, c’est qu’un mouton c’est jamais seul — si t’en vois un d’un côté, y’en a forcément un autre de l’autre côté qui va traverser pour le rejoindre. Ralentis dès que tu vois de la laine.
En Islande, si tu percutes un mouton, c’est toi qui payes au fermier. Pas l’inverse.
Le vent
Le grand ennemi. Le vent en Islande peut atteindre des niveaux absurdes — 100-120 km/h, parfois plus. Ça pousse ta voiture sur le côté, ça te secoue dans tous les sens. Ouvre tes portières face au vent (ou tiens-les fermement). On a vu des portières arrachées. Spoiler : j’ai failli être dans cette statistique (cf. mon intro).
Le site vedur.is te donne les prévisions de vent. Consulte-le tous les matins.
Le gravel (routes non goudronnées)
Certaines portions sont en gravel. Réduis ta vitesse à 60-80 km/h max. Les dérapages sont fréquents, les projections de cailloux aussi. Garde tes distances avec les voitures devant toi. Et cette fameuse assurance gravel, prends-la.
Les 200 km sans station-service
Dans l’Est et le Nord, les stations-service se font rares. Très rares. Prends l’habitude de faire le plein à chaque station que tu croises, même si t’as encore un demi-réservoir. La panne sèche en Islande, c’est vraiment pas un plan.
Les limites de vitesse
90 km/h sur les routes principales. 80 km/h sur le gravel. 50 km/h en agglomération. 30 km/h dans certains villages. Les radars sont rares mais les amendes sont salées — genre 150-300€ pour un petit excès. Roule pépère.
Les F-roads
Les routes F (F-roads) sont des pistes de montagne réservées aux 4×4. Elles sont interdites aux véhicules standards. C’est la loi. Et au-delà de la loi, c’est du bon sens — ces routes traversent des rivières, de la caillasse, des pentes raides. Avec une Yaris, tu fais 500 mètres et c’est fini.
Camping en Islande : tout ce qu’il faut savoir
Le camping sauvage, c’est non
Depuis 2015, le camping sauvage est interdit en Islande (sauf si tu as l’accord du propriétaire du terrain). Avant, les gens plantaient leur tente n’importe où et ça a créé des dégâts écologiques. Les Islandais en ont eu marre. On les comprend.
Les campings organisés
Y’en a partout le long de la Ring Road. Chaque village ou presque a le sien. Le standard : toilettes, douches (parfois chaudes gratuites, parfois payantes), un abri cuisine, et c’est tout. Pas de piscine. Pas d’animation. C’est basique et c’est très bien.
Prix moyen : 2 000-3 000 ISK par personne par nuit (14-20€). Pas besoin de réserver en été, y’a toujours de la place. Sauf peut-être à Vík et Mývatn en plein juillet — là ça peut être serré.
La Camping Card
La Camping Card couvre 28 campings à travers l’Islande pour un prix fixe d’environ 199€ (deux adultes + enfants). Si tu fais plus de 5 nuits en camping, c’est rentable. Tu la commandes en ligne sur campingcard.is, tu la reçois par mail, tu la montres à l’accueil. Simple.
Le matos
L’Islande en été, c’est des nuits autour de 5-10°C. Parfois moins. Prends un sac de couchage confort 0°C minimum. Un matelas isolant. Une tente qui résiste au vent (pas ta tente Quechua à 30 balles — le vent islandais va la déchirer, promis). Et des sardines solides.
On a vu des tentes s’envoler. Des trucs rouler dans les champs. L’Islande teste ton matériel.
Dormir dans la voiture
C’est techniquement possible, et certains loueurs proposent des vans ou des voitures aménagées avec matelas. Le truc, c’est que tu dois quand même te garer dans un camping (le « vanlife libre » c’est pas autorisé). Mais tu économises le poids de la tente et tu dors au sec. Pas mal.
La météo, ou comment vivre 4 saisons en une journée
On te prévient : la météo islandaise est folle. Tu pars le matin sous un ciel bleu, à midi il pleut, à 14h il neige (oui, en juillet), à 16h y’a du soleil radieux, et à 18h le brouillard tombe. On a vécu tout ça en une seule journée dans les fjords de l’Est. C’est pas une exagération.
Le système de couches
Oublie le gros manteau unique. En Islande, c’est le système multicouche qui marche :
1. Couche de base — T-shirt ou sous-vêtement technique en mérinos (pas de coton, ça garde l’humidité) 2. Couche intermédiaire — Polaire ou doudoune légère 3. Couche extérieure — Veste imperméable et coupe-vent. C’est LA pièce indispensable. Prends un truc de qualité. Gore-Tex ou équivalent.
En bas pareil : un legging technique + un pantalon imperméable par-dessus quand il flotte.
Le waterproof
Tout doit être waterproof. La veste. Le pantalon. Les chaussures (des chaussures de rando imperméables, pas des baskets). Le sac à dos. L’humidité est constante — même quand il pleut pas, y’a les embruns des cascades, la bruine, le brouillard.
Le site vedur.is
Ton meilleur ami météo. Les prévisions sont fiables à 24-48h. Vérifie chaque matin. Y’a aussi des alertes vent et tempête. Si le site dit « ne prenez pas la route », ne prenez pas la route. Les Islandais rigolent pas avec ça.
Sources chaudes : gratuites vs payantes
L’Islande regorge de sources chaudes. Y’en a littéralement partout — le pays est un gigantesque radiateur géothermique. Certaines sont aménagées et payantes, d’autres sont sauvages et gratuites.
Les gratuites
- Seljavallalaug — une piscine construite en 1923 dans une vallée au pied d’un glacier. Tu y accèdes par une rando de 20 minutes. L’eau est tiède (pas brûlante), le cadre est grandiose. Y’a quasi personne. Gratuit. Un de nos meilleurs moments du trip.
- Reykjadalur — la « vallée fumante ». Une rando de 45 min jusqu’à une rivière chaude naturelle. Tu t’assieds dans la rivière, l’eau chaude coule autour de toi, avec les montagnes et la vapeur partout. C’est surréaliste. Gratuit. À 45 min de Reykjavik.
- Les hot pots perdus — y’en a des dizaines à travers l’île. Des petites mares chaudes naturelles, souvent indiquées sur les applis (Hot Pot Iceland, par exemple). L’aventure c’est de les trouver.
Les payantes
- Blue Lagoon — 70-100€. L’usine. Mais un cadre unique au milieu de la lave. L’eau bleu laiteux, le masque de silice, la bière dans le bassin. C’est un parc d’attraction géothermique, pas une source chaude naturelle. Mais ça reste une expérience. À faire une fois dans sa vie, peut-être.
- Mývatn Nature Baths — 38€. L’alternative du Nord. Moins de monde, même concept, vue sur les volcans. Notre préféré des deux.
- Sky Lagoon — 50-60€. À Reykjavik. Infinity pool face à l’océan. Moderne, design, le rituel des 7 étapes est top. Bonne option si t’as pas le temps ou le budget pour le Blue Lagoon.
Notre avis : les sources gratuites sont souvent plus mémorables que les payantes. Seljavallalaug et Reykjadalur valent tous les Blue Lagoon du monde. C’est l’Islande authentique.
FAQ — Road trip Islande Ring Road
Quelle est la meilleure période pour faire la Ring Road ?
Juin, juillet, août. Point. La Ring Road est praticable toute l’année (théoriquement), mais en hiver les conditions sont dures — routes verglaçées, tempêtes, jours très courts (4-5h de lumière). En été, t’as 20-24h de lumière, des températures entre 10-15°C, et toutes les routes sont ouvertes. Juillet est le mois le plus populaire (et le plus cher). Juin est top pour les macareux. Août commence à offrir les premières aurores boréales en fin de mois.
10 jours, c’est assez pour la Ring Road ?
Oui. C’est même le format qu’on recommande. Tu peux le faire en 7 (serré) ou en 14 (confortable). 10 jours, c’est le bon compromis — assez pour profiter de chaque étape sans courir, pas assez pour s’ennuyer (comme si c’était possible en Islande). On n’a pas eu l’impression de bâcler quoi que ce soit.
2WD ou 4×4 pour la Ring Road ?
Pour la Ring Road en été, un 2WD suffit largement. La route 1 est goudronnée à quasi 100%. Un 4×4 n’est nécessaire que si tu veux explorer les F-roads (hautes terres, Landmannalaugar, Þórsmörk, etc.) ou si tu voyages en hiver. On a fait tout le tour en Dacia Duster 2WD, zéro problème.
Quel budget prévoir pour 10 jours en Islande ?
Compte minimum 1 000€ par personne en mode backpacker strict (camping, cuisine, pas de resto, quasi aucune activité payante). En mode confort (mix guesthouse/camping, quelques restos, activités), plutôt 2 000-2 500€. En mode luxe (hôtels, restos tous les jours, excursions), 3 500-5 000€. L’Islande est une des destinations les plus chères d’Europe. Prépare ton porte-monnaie.
Peut-on dormir dans sa voiture en Islande ?
Oui, mais pas n’importe où. Tu dois obligatoirement te garer dans un camping (même en van ou voiture aménagée). Le camping sauvage est interdit depuis 2015. Certains loueurs proposent des voitures avec matelas intégré — c’est une bonne option pour économiser sur la tente et dormir au sec. Compte le tarif camping classique (2 000-3 000 ISK/nuit).
Peut-on voir les aurores boréales en été ?
Non. En juin-juillet, il fait jour quasi 24h/24 (le fameux soleil de minuit). Pas de nuit = pas d’aurores boréales. Pour les aurores, viens entre septembre et mars. Le pic c’est autour de l’équinoxe d’automne (fin septembre) et l’hiver (décembre-février). Mais du coup tu fais la Ring Road dans des conditions hivernales, ce qui est un autre sport.
Comment sont les stations-service en Islande ?
Les stations-service (N1, Olís, Orkan) sont bien réparties sur la Ring Road, sauf dans l’Est et certaines portions du Nord où tu peux rouler 200 km sans en croiser une. Elles sont souvent automatiques — tu insères ta carte bancaire (avec code PIN) et tu te sers. Certaines n’acceptent que les cartes avec puce. Emporte une carte Visa ou Mastercard qui fonctionne à l’étranger. L’essence tourne autour de 330-360 ISK/L (environ 2,30-2,50€/L).
L’eau du robinet est potable en Islande ?
Oui, et c’est même la meilleure eau du monde. Littéralement. L’eau du robinet en Islande vient de sources naturelles filtrées par la roche volcanique. Elle est pure, froide, délicieuse. N’achète JAMAIS de bouteilles d’eau — c’est du gaspillage d’argent et de plastique. Remplis ta gourde au robinet. Un petit détail : l’eau chaude du robinet sent le soufre (elle vient des sources géothermiques). C’est normal. L’eau froide est parfaite.
Faut-il réserver les campings en avance ?
Non, pas en règle générale. La plupart des campings le long de la Ring Road fonctionnent en mode « premier arrivé, premier servi ». Même en plein été, on a toujours trouvé de la place. Quelques exceptions : les campings les plus populaires (Vík, Mývatn, Skógafoss) peuvent être chargés en juillet. Mais « chargé » en Islande, ça veut dire « tu dois marcher 30 mètres de plus pour trouver un coin plat ». C’est pas Montalivet en août.
En résumé
Le road trip Islande Ring Road en 10 jours, c’est un des plus beaux voyages qu’on puisse faire en Europe (techniquement l’Islande c’est entre l’Europe et l’Amérique, mais passons). Chaque jour t’en met plein la vue. Les cascades, les glaciers, les volcans, les plages noires, la géothermie — t’as l’impression de visiter 10 pays en un seul.
Oui, c’est cher. Oui, le vent va te rendre dingue. Oui, tu vas manger trop de hot dogs. Mais quand tu te retrouves seul devant Jökulsárlón à regarder les icebergs dériver en silence, ou planté au bord de Dettifoss à sentir le sol trembler sous tes pieds, tu sais que ça valait chaque centime.
Prépare bien ton trip, prends une bonne veste, fais le plein à chaque station-service, et profite. L’Islande, ça se mérite un peu. Mais la récompense est à la hauteur.
Bon road trip. Et tiens bien ta portière.
Tu prépares d’autres road trips ? Jette un oeil à notre road trip en Norvège, fjords et Lofoten — c’est le complément parfait à l’Islande. Et si c’est ton premier road trip, notre guide pour organiser un road trip sans stress t’évitera les erreurs de débutant.
Mon kit grand froid
Pour ne pas geler par -10°C ou en station, l’essentiel :
| Item | Prix |
|---|---|
| Veste polaire thermique | 60-130€ |
| Gants thermiques tactiles | 30-60€ |
| Bonnet thermique mérinos | 20-35€ |
| Chaussettes ski mérinos | 15-25€ |
| Chauffe-mains rechargeable USB | 25-45€ |
| Bottes neige imperméables | 70-150€ |