Road trip Sardaigne 7 jours : plages secrètes et montagnes sauvages
Carnets de Route

Road trip Sardaigne 7 jours : plages secrètes et montagnes sauvages

Table des matières

Pourquoi la Sardaigne en road trip (et pourquoi 7 jours suffisent)

La Sardaigne, c’est la deuxième plus grande île de Méditerranée. Après la Sicile (et on a un guide road trip Sicile 10 jours si ça t’intéresse). Sauf que la Sardaigne, c’est… différent. Moins touristique. Plus sauvage. Moins « musée à chaque coin de rue » et plus « plage déserte au bout d’un chemin de chèvres ».

Pourquoi le road trip ? Parce que les transports en commun en Sardaigne, c’est… comment dire. Disons que le bus passe quand il veut. Et les plus belles plages sont au bout de routes secondaires où aucun bus n’ira jamais. La voiture, c’est non-négociable ici.

Sept jours, c’est le sweet spot. Tu fais le tour de l’île sans te presser comme un dingue. Tu profites des plages. Tu manges bien. Tu vois les montagnes. Moins de 7 jours, faut choisir entre nord et sud (frustrant). Plus de 10, t’as le temps de tout voir deux fois.

Notre compteur final : environ 1 200 km en 7 jours. Ça paraît beaucoup, mais les distances sont courtes entre chaque étape (sauf le jour 2 vers jour 3 — on y revient). Et les routes sont belles. Sinueuses, oui. Belles, absolument.

Un truc qu’on savait pas avant de partir : la Sardaigne c’est PAS que des plages. L’intérieur des terres, c’est des montagnes à 1800m, des gorges profondes, des villages de bergers où le temps s’est arrêté. Si t’aimes la nature brute, tu vas halluciner.

Jour 1 : Cagliari — capitale méconnue et flamants roses

Km du jour : 30 environ (on reste en ville)

On débarque à Cagliari. Récup’ de la voiture de location à l’aéroport (réserve à l’avance, surtout en été — les prix doublent sinon). Et direct, on file vers le centre.

Le quartier Castello

C’est le vieux quartier perché en haut de la ville. Ruelles médiévales, remparts, vue panoramique sur le port et la mer. On s’y perd pendant deux heures et c’est le but. Les facades sont un peu défraîchies par endroits, et c’est justement ce qui fait le charme — rien de trop léché, rien de trop touristique.

Montée jusqu’à la Torre dell’Elefante. La vue d’en haut vaut les mollets qui brûlent. Par temps clair, tu vois jusqu’aux montagnes de l’intérieur.

Marché San Benedetto

C’est LE marché de Cagliari. Un des plus grands marchés couverts d’Italie, apparemment. Poisson frais partout (les thons entiers, c’est impressionnant), fromages, charcuterie sarde, fruits. On y a pris notre premier déjeuner sarde : du pecorino avec du pain carasau et des tomates. Simple. Parfait.

Conseil : y aller le matin, avant 12h. L’après-midi c’est mort.

Plage du Poetto

La plage urbaine de Cagliari. 8 km de sable. C’est pas la plus belle plage de Sardaigne (loin de là), mais c’est agréable pour une première trempe après le vol. L’eau est claire, y’a des bars le long de la plage, ambiance décontractée.

Les flamants roses

Le truc qu’on attendait pas du tout. En longeant la lagune de Molentargius (juste derrière le Poetto), on tombe sur des FLAMANTS ROSES. Des dizaines. En pleine ville. C’est complètement surréaliste — tu quittes la plage, tu tournes la tête, et y’a des flamants à 50 mètres. Gratuit, en accès libre, et personne en parle.

Où dormir à Cagliari : On a trouvé un B&B dans le quartier Marina pour 65€/nuit. Correct, bien placé, proprio sympa qui nous a filé des adresses de restos. En été, table entre 70 et 120€ pour un double.

Jour 2 : Sud-Est — Villasimius, Costa Rei et plages secrètes

Km du jour : 120 environ

Direction la côte sud-est. Et là, les choses sérieuses commencent côté plages.

Villasimius

Petite station balnéaire à 1h de Cagliari. Mignonne, sans être renversante. Le vrai intérêt c’est les plages autour. Porto Giunco, avec sa lagune derrière (encore des flamants, oui), c’est spectaculaire. Eau turquoise, sable blanc. On se croirait aux Caraïbes — sauf que t’es à 2h de vol de Paris.

Costa Rei

Plus au nord. Longue plage de sable fin, moins de monde que Villasimius. Idéal pour poser la serviette et ne rien faire pendant deux heures. (On a tenu une heure et demie avant de reprendre la route. On est comme ça.)

Les plages secrètes : Cala Pira et Cala Sinzias

Bon, « secrètes » entre guillemets — en août elles sont moins secrètes. Mais en juin ou septembre ? Quasi désertes.

Cala Pira : petite crique avec une tour génoise qui surplombe. Eau cristalline. Accès par un chemin de terre (la voiture souffre un peu mais ça passe). On était peut-être 20 personnes sur la plage un mardi de juin.

Cala Sinzias : plus grande, plus accessible. Eau peu profonde sur 30 mètres — parfait si t’as des enfants. Le sable est presque doré. On a mangé un panini au bar de plage pour 6€. Correct.

La route entre ces plages, c’est déjà du road trip pur : routes côtières, maquis méditerranéen, odeur de myrte. Les fenêtres grandes ouvertes, la musique à fond. Le bonheur simple.

Où dormir : Agriturismo dans les collines derrière Costa Rei. 80€ la nuit, dîner inclus (pâtes maison, vin du domaine). Un des meilleurs rapports qualité-prix du voyage.

Jour 3 : Côte Est — Cala Gonone, Cala Luna et grottes marines

Km du jour : 200 (la plus grosse étape du trip)

Là, on prend la route vers le nord-est. C’est long. On passe par la fameuse SS125, la route orientale sarde — et faut le dire : c’est une des plus belles routes qu’on ait jamais prises. Des virages en épingle entre les montagnes, des panoramas à couper le souffle tous les 10 km, des gorges profondes. Prévoir 3-4h au lieu des 2h30 que dit Google Maps (les virages, ça ralentit).

Cala Gonone

Petit port de pêche transformé en base pour explorer la côte est. Ambiance tranquille, quelques restos sympas sur le port. C’est d’ici qu’on prend le bateau pour Cala Luna.

Cala Luna

Ah, Cala Luna. Si t’as vu une seule photo de plage sarde, c’était probablement celle-là. Des grottes naturelles creusées dans la falaise, du sable blanc, une eau qui oscille entre le turquoise et le bleu profond.

Deux options pour y accéder :

  • Le bateau depuis Cala Gonone : 15-20€ A/R, 20 minutes. Simple, rapide. C’est ce qu’on a fait à l’aller.
  • La randonnée : environ 3h depuis Cala Fuili (au sud de Cala Gonone). Sentier côtier magnifique mais technique par endroits. À faire si t’es bon marcheur et qu’il fait pas trop chaud.

On a pris le bateau à l’aller, fait la rando au retour. La rando, c’est dur (surtout sous 30°C) mais les vues sur la côte… y’a pas de mots.

Grotta del Bue Marino

Sur le trajet en bateau vers Cala Luna, on peut s’arrêter à la grotte du Bue Marino. Visite guidée d’environ 1h dans une grotte maritime avec des stalactites et un lac souterrain. Le « Bue Marino » c’est le phoque moine — y’en avait ici jusqu’aux années 80. Ils ont disparu (triste) mais la grotte reste impressionnante.

Tarif : environ 10€/personne. Ça vaut le détour, surtout si t’as des enfants ou si le soleil tape trop fort pour la plage.

Où dormir : Hôtel basique à Cala Gonone, 75€/nuit. Y’a aussi des campings pas loin pour les budgets serrés.

Jour 4 : Ogliastra — Cala Goloritzé, la plage qui vaut le trek

Km du jour : 80 (mais beaucoup de marche)

LA journée phare du road trip. Si tu dois retenir un seul jour de cet itinéraire, c’est celui-là.

Cala Goloritzé

C’est la plage de l’anecdote du début. Monument naturel classé. Interdite d’accès par bateau depuis 2007 — le seul moyen d’y arriver, c’est à pied. Trek d’environ 1h depuis le plateau de Golgo (au-dessus de Baunei).

Le sentier descend 500 mètres de dénivelé. C’est pas technique, mais c’est raide. En été, partez AVANT 9h — sinon la chaleur rend le retour (la montée, donc) vraiment pénible. On est partis à 8h, arrivés à 9h, et on avait la plage quasi pour nous.

Ce qui rend Goloritzé unique : l’aiguille de roche (Monte Caroddi, 148m) qui se dresse à l’entrée de la crique. L’eau est d’un bleu tellement transparent qu’on voit le fond à 10-15 mètres. C’est le genre d’endroit qui te fait douter que c’est réel.

Conseil : prends au minimum 2 litres d’eau par personne, un chapeau, de la crème solaire. Y’a RIEN en bas — pas de bar, pas de point d’eau. C’est sauvage, et c’est pour ça que c’est beau.

Pedra Longa

Sur la route, arrêt à Pedra Longa — un monolithe de calcaire de 128m qui plonge dans la mer. Y’a un petit restaurant juste à côté avec une terrasse vue mer. On y a mangé des culurgiones (les raviolis sardes) face à cette falaise. Un de ces moments qu’on oublie pas.

Baunei

Village de montagne au-dessus de la côte. Ruelles en pierre, vieux messieurs assis devant les maisons, odeur de feu de bois. On a pris un café au bar du village — 1€ l’espresso. L’Italie profonde comme on l’aime.

Baunei c’est aussi le point de départ pour plein de treks côtiers (Cala Mariolu, Cala Sisine). Si t’as plus de 7 jours, la zone mérite facile 2-3 jours de rando.

Où dormir : B&B à Baunei, 55€/nuit. Simple, propre, accueil chaleureux. Le proprio nous a même dessiné une carte des sentiers sur une serviette en papier.

Jour 5 : Nord-Est — Costa Smeralda et archipel de La Maddalena

Km du jour : 250 (grosse journée de route + ferry)

Changement d’ambiance radical. On quitte la Sardaigne sauvage pour la Sardaigne bling-bling. Temporairement.

Costa Smeralda et Porto Cervo

Porto Cervo, c’est le Saint-Tropez sarde. Inventé de toutes pièces par l’Aga Khan dans les années 60. Yachts de 50 mètres, boutiques Gucci, cafés à 8€ l’espresso. C’est un autre monde.

On y est restés 2 heures. Le temps de se balader, de regarder les bateaux (le plus gros faisait la taille de notre immeuble), et de se dire « ok c’est joli mais c’est pas notre trip ». Honnêtement, ça vaut un coup d’œil — par curiosité. Mais y dormir ? À 400€ la nuit minimum ? Non merci.

Les plages autour sont belles (Liscia Ruja, Principe), mais bondées en été et parfois payantes (oui oui, des plages payantes en Italie, bienvenue).

Archipel de La Maddalena

LÀ par contre, c’est le gros coup de cœur du jour. Ferry depuis Palau (15 min, environ 15€ A/R avec la voiture). L’archipel de La Maddalena, c’est un parc national avec des îles aux eaux roses (oui, roses — les grains de granit rose colorent le sable et l’eau).

Spiaggia Rosa (plage rose) sur l’île de Budelli est interdite d’accès (protégée), mais visible en bateau. Par contre, les plages de l’île de La Maddalena et Caprera sont accessibles et magnifiques.

On a loué un petit bateau à moteur pour la journée (120€, sans permis nécessaire pour les petites cylindrées). Meilleure décision du voyage. Tu navigues d’île en île, tu t’arrêtes où tu veux, tu plonges dans des eaux cristallines. C’est la Sardaigne version paradis.

Si le budget bateau passe pas, y’a des excursions en groupe pour 35-40€/personne. Moins de liberté, mais tu vois les spots principaux.

Où dormir : On a dormi à Palau pour être proches du ferry. Hôtel correct, 90€/nuit. En été, réserve à l’avance — la zone nord-est est la plus demandée de Sardaigne.

Jour 6 : Nord-Ouest — La Pelosa, Alghero et la grotte de Neptune

Km du jour : 200

Traversée de l’île d’est en ouest. Route rapide cette fois (la SS131, la « colonne vertébrale » de la Sardaigne). On arrive dans un coin complètement différent — influence catalane, architecture espagnole, ambiance plus cosmopolite.

Stintino et la plage de La Pelosa

Commence par La Pelosa. Tout le monde en parle, et tout le monde a raison. Eau turquoise peu profonde, vue sur l’île de l’Asinara en arrière-plan, sable blanc. C’est une des plus belles plages de Méditerranée.

MAIS. (Y’a toujours un mais.)

Arrive TÔT. Genre, avant 8h30 en été. Depuis quelques années, l’accès est limité à 1500 personnes par jour. Faut réserver un ticket en ligne (gratuit ou 3.50€ selon la période) sur le site de la commune de Stintino. Et on te demande d’utiliser une natte (pas de serviette directement sur le sable) pour protéger la plage.

On était là à 8h un samedi de juin. C’était déjà animé mais largement supportable. À 11h, y’avait la queue pour entrer. Tu vois le truc.

Alghero

Alghero, c’est une surprise. La vieille ville est entourée de remparts face à la mer, avec des ruelles qui rappellent… la Catalogne. Normal : la ville a été colonisée par les Catalans au 14e siècle, et on parle encore un dialecte catalan ici. Les panneaux de rue sont bilingues. Les restos servent de la paella à côté des spaghetti. C’est déroutant et génial.

Balade sur les remparts au coucher du soleil = obligatoire. Apéro dans un des bars de la vieille ville avec un verre de cannonau (le vin rouge local, costaud, fruité, addictif). La dolce vita version sarde.

Grotte de Neptune

Accessible en bateau depuis Alghero (15€ A/R, 30 min) ou par un escalier de 654 marches taillé dans la falaise (l’Escala del Cabirol — gratuit mais tes genoux te parleront plus après). On a pris le bateau à l’aller, l’escalier au retour. La grotte est immense, avec un lac souterrain et des stalactites qui ont des milliers d’années. Visite guidée d’environ 45 min, 15€ l’entrée.

L’ensemble bateau + grotte + escalier retour, c’est une demi-journée bien remplie. Et l’arrivée par la mer, avec les falaises de Capo Caccia qui se dressent devant toi… ça claque.

Où dormir : Chambre dans la vieille ville d’Alghero, 85€/nuit. Plein de restos à pied, ambiance de soirée sympa. Un des meilleurs endroits où dormir en Sardaigne.

Jour 7 : Retour Cagliari via l’intérieur — Nuraghe, montagnes et Gennargentu

Km du jour : 280 (la plus longue étape, mais la route est belle)

Dernier jour. Au lieu de foncer sur l’autoroute, on traverse l’intérieur des terres. Et c’est là qu’on découvre une Sardaigne complètement différente — pastorale, montagneuse, hors du temps.

Nuraghe Su Nuraxi (Barumini) — UNESCO

Arrêt obligatoire. Su Nuraxi, c’est un village nuragique vieux de 3500 ans. Les nuraghes, c’est ces tours de pierre en forme de ruche qu’on trouve QUE en Sardaigne — y’en a plus de 7000 sur l’île, mais celui de Barumini est le mieux conservé et le seul classé UNESCO.

Visite guidée d’environ 1h (on peut pas visiter seul). Fascinant même si t’es pas fan d’archéologie. Ces mecs construisaient des trucs incroyables avec juste des pierres empilées, sans mortier. Le guide nous a expliqué que certaines pierres font 5 tonnes. À l’âge de bronze. Respect.

Tarif : 15€/personne. Prévoir 1h30 au total avec l’attente.

Les montagnes du Gennargentu

Après Barumini, on bifurque vers le Gennargentu — le massif montagneux central de la Sardaigne. Punta La Marmora culmine à 1834m. On y est pas montés (on avait un avion à prendre), mais la route qui traverse le massif est sublime. Chênes-lièges, bergers avec leurs troupeaux, villages en pierre accrochés aux flancs des montagnes.

On s’est arrêtés à Fonni, le village le plus haut de Sardaigne (1000m). Café au bar du village, discussion avec un berger qui parlait que sarde (pas italien, sarde — c’est une autre langue). Il nous a offert du fromage. Le genre de rencontre qu’on fait pas sur la Costa Smeralda.

L’intérieur de la Sardaigne, c’est ce qui m’a le plus marqué au final. Les plages sont incroyables, ok. Mais ce cœur montagneux, cette Sardaigne qui ressemble à aucun autre endroit en Europe… c’est ça qui rend l’île spéciale.

Retour à Cagliari

Arrivée en fin d’après-midi à Cagliari. On a rendu la voiture, pris un dernier gelato sur le port, et regardé le soleil se coucher sur la lagune (avec les flamants, oui, encore eux). Boucle bouclée.

Top 10 des plus belles plages de Sardaigne

Bon, le classement qu’on attendait tous. Subjectif, assumé, basé sur notre expérience. Battez-vous dans les commentaires si vous êtes pas d’accord.

1. Cala Goloritzé (Ogliastra) — La numéro 1, sans discussion. L’aiguille de roche, l’eau bleue, l’accès à pied qui filtre les touristes fainéants. Parfaite. 2. Cala Luna (Orosei) — Les grottes naturelles dans la falaise, le sable blanc. Magique, même avec du monde. 3. La Pelosa (Stintino) — Eau de piscine, vue sur l’Asinara. Arrive tôt ou pleure. 4. Cala Mariolu (Ogliastra) — On y est pas allés (manque de temps), mais tout le monde dit que c’est au niveau de Goloritzé. Galets blancs et eau bleu intense. 5. Spiaggia del Principe (Costa Smeralda) — Le nom est pas usurpé. Plage digne d’un prince. Bondée en août, magnifique en juin. 6. Cala Pira (Villasimius) — Petite crique avec tour génoise. Notre préférée du sud-est. 7. Porto Giunco (Villasimius) — Double plage avec lagune et flamants. Carte postale garantie. 8. Plages de La Maddalena (archipel) — Eau rose-turquoise, granit poli. Un autre monde. 9. Is Arutas (côte ouest) — Sable de quartz qui ressemble à des grains de riz. Unique en son genre. 10. Cala Sinzias (Costa Rei) — Grande, accessible, eau claire. La plage « facile » idéale.

Si tu cherches d’autres plages méditerranéennes de folie, jette un œil à notre guide des plus belles plages de Croatie. Autre ambiance, mais même niveau de « wow ».

Budget détaillé pour un road trip Sardaigne 7 jours

Bon, parlons sous. La Sardaigne c’est PAS les Caraïbes — mais c’est pas non plus la Bulgarie. Prix dans la moyenne italienne, avec des pointes en été et dans le nord-est (Costa Smeralda = arnaque institutionnalisée).

Budget par jour (pour 2 personnes)

Poste Budget serré Budget confort Budget large
Hébergement 50-70€ 80-120€ 150-300€
Nourriture 30-40€ 50-70€ 80-120€
Essence 15-20€ 15-20€ 15-20€
Activités 10-15€ 20-40€ 50-100€
Total/jour 105-145€ 165-250€ 295-540€

Total sur 7 jours (2 pers.) : entre 750€ et 1750€ hors transport A/R.

Location de voiture

Compte 25-40€/jour pour une citadine correcte. En été, les prix montent à 50-70€/jour si tu réserves tard. Prends une voiture avec un peu de garde au sol si possible — certains chemins vers les plages sont pas top.

Astuce : réserve 2-3 mois à l’avance sur des comparateurs (Rentalcars, Discovercars). Et lis bien les conditions sur l’assurance — les loueurs italiens adorent facturer le moindre micro-rayure.

Ferry A/R

Depuis le continent italien : 50 à 150€ A/R par personne selon la compagnie, la période et si tu embarques ta voiture. Avec voiture, c’est plutôt 150-300€ A/R pour le véhicule + 2 passagers.

Vol

Ryanair Paris-Cagliari ou Paris-Olbia : 40 à 120€ A/R si tu réserves tôt. Ajout de la location voiture sur place.

Comment aller en Sardaigne : ferry vs avion

Option 1 : le ferry

Les ports de départ sur le continent :

  • Civitavecchia (près de Rome) → Cagliari ou Olbia. 7-14h de traversée.
  • Livorno (Toscane) → Olbia. 6-10h.
  • Gênes → Olbia ou Porto Torres. 10-12h.

Compagnies : Tirrenia, Moby Lines, Grimaldi Lines, Corsica Ferries.

L’avantage du ferry : tu embarques ta propre voiture (pas besoin de louer sur place) et la traversée de nuit, c’est une nuit d’hôtel économisée. On l’a fait au retour, cabine 4 couchettes pour 2 — on a dormi comme des bébés bercés par la mer.

L’inconvénient : c’est long. Et si t’as le mal de mer, c’est pas ouf.

Option 2 : le vol

Ryanair, easyJet et Volotea desservent Cagliari (sud) et Olbia (nord). Depuis Paris, Lyon, Marseille en direct.

L’avantage : 1h30-2h de vol, souvent moins cher que le ferry. L’inconvénient : faut louer une voiture sur place (et les prix de location en été en Sardaigne, c’est un sport).

Notre recommandation : vol aller + location voiture sur place. C’est le combo le plus pratique pour un road trip Sardaigne 7 jours. Sauf si t’es déjà en Italie avec ta voiture — là, le ferry depuis Civitavecchia, les yeux fermés.

Conduire en Sardaigne : ce qu’on te dit pas

On conduit à droite. Ouf, pas de surprise. Mais y’a quand même des trucs à savoir.

La SS125 (Orientale Sarda)

LA route mythique. Elle longe la côte est entre Cagliari et Olbia. Sur la carte, ça a l’air simple. En vrai, c’est un enchaînement de virages en épingle à 40 km/h avec des camions en face et des panoramas tellement beaux que t’as envie de regarder partout sauf la route.

C’est magnifique. C’est lent. C’est stressant par moments. Si t’as le mal des transports, prévois des médocs. Sérieusement.

Routes intérieures

Les routes dans les montagnes du Gennargentu et de l’Ogliastra sont étroites, sinueuses, parfois en mauvais état. Rien d’impraticable, mais faut rester concentré. Et les Sardes conduisent… disons, avec confiance. Beaucoup de confiance.

Parking plages en été

Le fléau. Les parkings des plages populaires sont pleins dès 10h en juillet-août. Certains sont payants (3-5€). Certains sont « gardés » par des mecs autoproclamés gardiens qui te demandent 2€ (c’est pas officiel, mais on paye quand même pour avoir la paix). Arrive tôt, c’est la règle d’or.

Essence

Prix similaires au continent italien. Environ 1.70-1.85€/litre. Les stations sont parfois espacées dans l’intérieur — vérifie ta jauge avant de t’enfoncer dans les montagnes.

Manger en Sardaigne (prépare ta ceinture)

La cuisine sarde, c’est rustique, généreux, et tellement bon que t’en oublies ton régime.

Les plats à goûter absolument

Porceddu (cochon de lait rôti) — Le plat roi. Un cochon de lait entier rôti à la broche pendant des heures sur du bois de myrte. La peau est croustillante, la viande fond. On en a mangé à Baunei dans un agriturismo. 25€ le repas complet, vin inclus. On s’en remet toujours pas.

Culurgiones — Les raviolis sardes. Farcis de pomme de terre, pecorino et menthe. La forme est tressée (chaque famille a sa technique). C’est le plat réconfort par excellence. On en a mangé à peu près tous les jours.

Pane carasau — Le pain plat croustillant sarde. Fin comme du papier, craquant, addictif. On le trempe dans l’huile d’olive ou on le mange avec du fromage. Y’en a sur toutes les tables.

Pecorino sardo — Le fromage de brebis local. Du doux au très affiné, y’en a pour tous les goûts. Le marché San Benedetto à Cagliari en a des dizaines de variétés.

La boisson

Cannonau — Le vin rouge sarde. Corsé, fruité, 14-15° facile. C’est le vin le plus bu en Sardaigne et y’a une théorie qui dit que c’est un des secrets de la longévité des Sardes (l’île a une des plus fortes concentrations de centenaires au monde). On y croit dur comme fer — surtout après le troisième verre.

Mirto — La liqueur de myrte. Digestif qu’on te sert après chaque repas. Version rouge (baies) ou blanche (feuilles). Costaud, sucré, pas désagréable. On a ramené deux bouteilles. Y’en a plus.

Budget repas

  • Espresso au bar : 1-1.20€
  • Panini/focaccia : 4-6€
  • Restaurant midi (primo + secondo) : 15-25€/personne
  • Restaurant soir (repas complet + vin) : 25-40€/personne
  • Agriturismo (repas complet, souvent 4-5 plats + vin) : 25-35€/personne — LE meilleur rapport qualité-prix

FAQ — Road trip Sardaigne 7 jours

Quelle est la meilleure période pour un road trip en Sardaigne ?

Mai-juin et septembre-octobre. L’eau est déjà (ou encore) chaude, les plages sont pas bondées, les prix sont raisonnables. Juillet-août c’est faisable mais chaud (35°C+), cher, et les plages populaires sont prises d’assaut. On y était en juin — parfait. 25-30°C, eau à 22°C, touristes raisonnables.

Ferry ou avion pour aller en Sardaigne ?

Ça dépend d’où tu pars. Depuis la France : l’avion est souvent moins cher et plus rapide (1h30-2h). Depuis le nord de l’Italie : le ferry de nuit depuis Gênes ou Livorno est pratique, tu embarques ta voiture et tu économises la location. Depuis Rome : ferry de Civitavecchia, 7h de traversée, très pratique.

La Sardaigne, c’est cher ?

Pas plus que le reste de l’Italie. Le sud et l’intérieur sont abordables (on a mangé des repas complets à 20€ dans des agriturismos incroyables). Le nord-est (Costa Smeralda) est cher — mais personne t’oblige à dormir à Porto Cervo. Budget réaliste : 60-100€/jour/personne en mode confort, hébergement et repas inclus, hors transport A/R.

Sardaigne nord ou sud, que choisir si on a pas le temps de tout voir ?

Question difficile. Le sud est plus sauvage, moins touristique, avec Cagliari comme base sympa. Le nord a les plages les plus spectaculaires (La Pelosa, La Maddalena) et la Costa Smeralda si t’aimes le luxe. La côte est (Ogliastra) est le vrai joyau, entre les deux. Si tu dois choisir : sud + côte est. Le nord peut attendre un deuxième voyage.

Combien de jours minimum pour la Sardaigne ?

5 jours c’est le strict minimum, mais tu vas courir. 7 jours c’est idéal pour un premier voyage (c’est notre format, et on a tout vu sans se presser). 10-14 jours si tu veux vraiment prendre le temps, faire de la rando, explorer les îles.

Les plages sont bondées quand ?

Mi-juillet à fin août, c’est le pic. Surtout les plages du top 10 (La Pelosa, Cala Luna, Porto Giunco). Le week-end du 15 août (Ferragosto), c’est l’enfer — toute l’Italie est en vacances. Même en haute saison, les plages moins connues (Cala Pira, Is Arutas, certaines criques d’Ogliastra) restent vivables si tu arrives tôt le matin.

Le camping sauvage est autorisé en Sardaigne ?

Non. Officiellement interdit, et les amendes peuvent monter à 1000€+. En pratique, y’a des gens qui plantent leur tente discrètement dans des coins isolés — mais c’est à tes risques et périls. Les incendies sont un vrai problème en Sardaigne (l’île brûle presque chaque été), donc les autorités sont strictes. Privilégie les campings officiels — y’en a des sympas pour 15-25€/nuit.

On peut louer un bateau sans permis en Sardaigne ?

Oui, pour les bateaux de moins de 40 CV (environ 6m). C’est ce qu’on a fait à La Maddalena — 120€ la journée, essence incluse, et tu navigues où tu veux dans l’archipel. Pas besoin de permis, juste un briefing de 10 minutes au port. C’est la meilleure façon d’explorer les criques inaccessibles par la route. Réserve la veille en haute saison.

La Sardaigne est-elle adaptée aux familles avec enfants ?

Complètement. Beaucoup de plages ont une eau peu profonde sur 20-30 mètres (Cala Sinzias, La Pelosa, Porto Giunco). Les Sardes adorent les enfants (c’est l’Italie, quoi). Les agriturismos sont souvent family-friendly avec de l’espace pour courir. Seul bémol : certains treks (Goloritzé, Cala Luna par la rando) sont pas adaptés aux petits. Prends le bateau pour ces plages-là.

En résumé

Un road trip Sardaigne 7 jours, c’est probablement un des plus beaux voyages qu’on puisse faire en Europe. Des plages qui rivalisent avec les tropiques. Des montagnes sauvages où le temps s’est arrêté. Une bouffe qui te réconcilie avec l’humanité. Et une île qui garde encore ce côté authentique que tant d’endroits ont perdu.

Le meilleur conseil qu’on puisse te donner : réserve la voiture, prends tes billets, et arrête de scroller. La Sardaigne, ça se vit. Pas sur un écran.

Et si t’as déjà fait la Sardaigne et que tu cherches ton prochain road trip insulaire, notre guide road trip Sicile 10 jours devrait te plaire. Autre île, autre ambiance, même claque.

Buon viaggio.

Mon kit randonnée montagne

Pour ce type de rando, voici le matos que j’utilise vraiment (testé sur le terrain) :

Item Prix
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