Que faire à Tokyo en 5 jours : quartier par quartier - Photo par Johnny Song
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Que faire à Tokyo en 5 jours : quartier par quartier

Table des matières

Pourquoi 5 jours à Tokyo et pas 3 (ou 10)

La première fois que je suis arrivé à la gare de Shinjuku, j’ai failli pleurer. Genre pour de vrai. Tu débarques, tu sors du train, et là — 200 sorties. J’exagère à peine. Shinjuku c’est la gare la plus fréquentée du monde. 3,5 millions de personnes par jour. J’ai tourné pendant 45 minutes avec ma valise, mon Google Maps qui buguait, et des panneaux en kanji partout. J’ai fini par sortir par la mauvaise sortie, évidemment. Côté est au lieu de côté ouest. Mon hôtel était de l’autre côté. 20 minutes de marche supplémentaires avec mes bagages sous une pluie fine.

Et tu sais quoi ? C’est le meilleur souvenir de ce voyage. Parce que c’est ÇA Tokyo. C’est le chaos. Le beau chaos. Le chaos organisé d’une ville qui fonctionne mieux que n’importe quelle ville occidentale tout en étant complètement dingue.

Trois jours à Tokyo c’est une blague. Tu vas voir Shibuya, prendre la photo du carrefour, manger un ramen et rentrer en ayant rien compris. Dix jours c’est génial mais la plupart des gens n’ont pas le temps (ou le budget). Cinq jours c’est le minimum syndical pour vraiment sentir la ville. Un quartier (parfois deux) par jour, pas de course, le temps de se perdre un peu.

Si tu prévois un voyage plus large au Japon, j’avais pondu un itinéraire complet sur 2 semaines qui couvre Tokyo + Kyoto + les coins moins connus. Ça peut aider pour la suite.

Bref. On attaque quartier par quartier. Accroche-toi.

Jour 1 : Asakusa + Ueno — le Tokyo traditionnel qui claque

Le matin — Asakusa et le temple Senso-ji

Premier jour, on commence doucement. Le jet lag va te cueillir (7h de décalage avec la France en été, 8h en hiver) donc pas de plan de malade. Asakusa c’est le quartier le plus ancien de Tokyo, celui qui te donne l’impression d’être dans un film de samouraïs. En plus calme.

Direction Senso-ji. C’est LE temple de Tokyo, le plus vieux, le plus visité. La porte Kaminarimon avec sa grosse lanterne rouge — tu l’as forcément vue en photo. En vrai c’est encore mieux. Arrive tôt, genre 7h30-8h. Sérieusement. À 10h y’a déjà la cohue et l’ambiance change complètement. Tôt le matin t’es quasi seul, y’a de l’encens, des moines qui prient, c’est magique.

Ensuite tu remontes Nakamise-dori. C’est la rue commerçante qui mène au temple, bordée de petites échoppes. On va pas se mentir : c’est touristique. Mais y’a quand même des trucs cool. Les senbei (crackers de riz grillés devant toi), les ningyo-yaki (petits gâteaux fourrés à la pâte de haricot rouge, c’est meilleur que ça en a l’air), et plein de souvenirs kitsch mais rigolos.

Le tip que personne donne : les rues parallèles à Nakamise sont beaucoup moins bondées et ont des boutiques bien plus intéressantes. Genre la rue Denpoin-dori côté ouest. Artisanat local, petits restos, zéro touriste.

Traverse aussi le pont vers l’autre rive de la Sumida pour voir la Tokyo Skytree de loin. La vue sur le temple avec la Skytree en arrière-plan c’est du pur beurre.

L’après-midi — Ueno, parcs et marchés

Ueno c’est à 15 minutes à pied d’Asakusa (ou un arrêt de métro si t’as la flemme). C’est un quartier qui mélange culture, nature et bazar populaire.

Commence par Ueno Park. C’est le plus grand parc de Tokyo et il est bourré de musées. Si t’es du genre musée, le Tokyo National Museum c’est la référence — collection hallucinante d’art japonais, samouraïs, estampes, tout ça. Compte 3h facile. Si les musées c’est pas ton délire, le parc lui-même est magnifique. Des étangs avec des lotus, des temples cachés dans les arbres. Au printemps (fin mars – début avril) c’est l’endroit pour voir les cerisiers en fleurs et c’est… je manque de mots. Juste magnifique.

L’après-midi, descends vers Ameya-Yokocho (ou Ameyoko pour les intimes). C’est un marché à ciel ouvert sous les rails du train. C’est bruyant, c’est bordélique, les vendeurs gueulent, y’a du poisson frais, des fruits exotiques, des fringues à prix cassés, des vendeurs de street food. C’est le Tokyo authentique, celui qui ressemble pas à une carte postale. Goûte les brochettes de poulet yakitori à 100-200¥ (genre 0,60-1,20€) et les fruits de mer frais.

Programme Jour 1 :

  • 7h30 — Senso-ji temple (arriver tôt !)
  • 8h30 — Nakamise-dori + rues parallèles
  • 10h — Balade le long de la Sumida, photo Skytree
  • 12h — Déjeuner à Asakusa (un bon tempura-don pour commencer)
  • 14h — Ueno Park + musée au choix
  • 16h — Ameyoko market, street food, shopping
  • 19h — Dîner dans un izakaya du coin (y’en a plein autour d’Ueno)

Jour 2 : Shibuya + Harajuku — bienvenue dans le futur (et le passé en même temps)

Le matin — Shibuya, le carrefour et Hachiko

OK. LE moment. Le fameux carrefour de Shibuya. Tu l’as vu mille fois en film, en photo, en story Instagram. Et devine quoi ? En vrai c’est encore plus fou. À chaque feu vert, jusqu’à 3 000 personnes traversent en même temps dans tous les sens. C’est hypnotisant.

Mon conseil : va d’abord au Starbucks qui surplombe le carrefour (dans le bâtiment QFRONT, 2ème étage). Oui je sais, aller au Starbucks à Tokyo ça fait un peu touriste de base. Mais la vue d’en haut, café en main, c’est le meilleur spot pour comprendre le truc. Sinon le Shibuya Sky (rooftop du Shibuya Scramble Square) offre une vue à 360° sur la ville — 2 000¥ l’entrée (environ 12€), ça vaut chaque centime.

Juste devant la gare y’a la statue d’Hachiko. Le chien fidèle qui a attendu son maître pendant 9 ans à la gare. Tout le monde à Tokyo connaît l’histoire. La statue est minuscule comparée à ce que tu imagines (faut la chercher un peu dans la foule) mais c’est un point de rendez-vous légendaire. Tu peux pas faire Tokyo sans dire bonjour à Hachiko. C’est la loi.

Après, balade-toi dans les ruelles derrière le 109 (le grand magasin cylindrique). Y’a des dizaines de petits restos, des friperies, des cafés à thème. Le quartier est vivant H24.

L’après-midi — Harajuku, le délire mode et le calme du sanctuaire

De Shibuya, tu remontes à pied vers Harajuku (10-15 min de marche, ou un arrêt de train). Et là, changement d’ambiance radical.

Commence par Meiji Jingu. C’est le sanctuaire shinto le plus important de Tokyo, dédié à l’empereur Meiji. L’entrée c’est un immense torii en bois de cyprès, et derrière t’as une forêt. En plein Tokyo. 70 hectares de forêt artificielle plantée y’a 100 ans. Le silence est irréel après le boucan de Shibuya. Tu marches 10 minutes sur un chemin de gravier bordé d’arbres immenses et tu arrives au sanctuaire. C’est gratuit et c’est un moment de paix totale.

Après ça, prépare-toi au choc culturel le plus violent de ta vie : Takeshita Street. Tu sors de Meiji Jingu, tu traverses la rue, et tu atterris dans le couloir le plus barré du Japon. Mode kawaii, cosplay, crêpes géantes, boutiques de chaussettes à 5 étages, cotton candy plus grand que ta tête. C’est le week-end tous les jours sur Takeshita. Si t’aimes pas les foules, respire un coup et lance-toi quand même. Ça dure que 400 mètres.

Pour souffler après Takeshita, bifurque sur Cat Street. C’est parallèle, c’est plus calme, plus branché. Des boutiques de créateurs japonais, des coffee shops design, des concept stores. Le Tokyo cool et discret.

Finis par Omotesando. On l’appelle les « Champs-Élysées de Tokyo » (bon, les Parisiens râlent toujours quand on compare, mais quand même). C’est une grande avenue bordée d’arbres avec des boutiques de luxe dans des bâtiments architecturaux dingues. Même si le shopping de luxe c’est pas ton truc, regarde les bâtiments. Tadao Ando, Kengo Kuma, SANAA — les plus grands architectes japonais ont signé des boutiques ici.

Programme Jour 2 :

  • 9h — Carrefour de Shibuya + Shibuya Sky
  • 10h — Statue Hachiko + balade dans les ruelles
  • 11h30 — Marche vers Harajuku, Meiji Jingu
  • 13h — Déjeuner à Harajuku (les gyoza de Harajuku Gyoza-ro sont une tuerie)
  • 14h — Takeshita Street (courage)
  • 15h30 — Cat Street + Omotesando
  • 17h — Retour Shibuya pour voir le carrefour de nuit (c’est encore plus dingue avec les néons)
  • 19h30 — Dîner dans le coin (ramen chez Fuunji à Shibuya, file d’attente mais ça vaut le détour)

Jour 3 : Shinjuku + Kabukicho — sensory overload garantie

Le matin — calme avant la tempête

Shinjuku c’est le quartier le plus intense de Tokyo. Et Tokyo c’est la ville la plus intense du monde. Donc ouais. Prépare-toi.

Commence par le calme : Shinjuku Gyoen. C’est un immense jardin (58 hectares) qui mélange jardin japonais traditionnel, jardin français, et jardin anglais. L’entrée coûte 500¥ (3€, l’un des meilleurs rapports qualité-prix de Tokyo) et c’est ouvert dès 9h. Le matin c’est quasi vide. Tu te balades entre des arbres centenaires, des ponts en bois au-dessus de petits étangs, et tu te demandes comment un truc aussi paisible peut exister à 5 minutes du chaos de Shinjuku.

Si t’es au Japon pendant la saison des cerisiers (fin mars – début avril), Shinjuku Gyoen c’est l’un des meilleurs endroits. Point. Mais attention : ils font du contrôle d’affluence. Réserve ton créneau en ligne.

L’après-midi — Tokyo Metropolitan Government Building

Après le jardin, direction la mairie de Tokyo. Oui, la mairie. Mais pas n’importe laquelle. Le Tokyo Metropolitan Government Building c’est deux tours jumelles de 243 mètres avec des observatoires gratuits au 45ème étage. GRATUITS. La vue est aussi belle que depuis la Tokyo Tower ou le Skytree, sauf que ceux-là te coûtent 2 000-3 000¥. Ici, zéro. Nada. Prends l’ascenseur, monte, et profite de la vue à 360° sur Tokyo. Par temps clair tu vois le Mont Fuji. Et ça, ça fout des frissons.

Redescends et va faire un tour à Omoide Yokocho. On l’appelle aussi « Piss Alley » (oui vraiment). C’est une ruelle minuscule bordée de micro-restos avec 6-8 places chacun, des comptoirs en bois, de la fumée de yakitori partout, des lanternes. C’est comme si le temps s’était arrêté en 1950. Mange des brochettes de yakitori ici, c’est obligatoire. Chaque resto a sa spécialité. Certains font des abats (cœur, foie, cartilage — aventurier ?), d’autres restent classiques. Compte 1 000-2 000¥ (6-12€) pour te remplir la panse.

Le soir — Kabukicho et Golden Gai

La nuit. Le vrai Shinjuku se réveille à la tombée du jour. Kabukicho c’est le quartier des néons, celui avec la fameuse porte d’entrée « Kabukicho Ichibangai ». C’est le quartier rouge de Tokyo, faut le dire — mais c’est aussi parfaitement safe pour se balader. Y’a des arcades de jeux, des karaokés sur 8 étages, des restos, des cinémas.

Le Robot Restaurant… faut qu’on en parle. C’est un « spectacle » avec des robots géants, des danseuses, des néons, de la musique techno à fond. C’est cher (6 000-8 000¥), c’est kitsch, c’est 100% pensé pour les touristes. Est-ce que c’est fun ? Objectivement oui, c’est tellement n’importe quoi que tu rigoles pendant 1h30. Est-ce que ça vaut le prix ? Débatable. Si t’as le budget, fais-le une fois pour l’expérience. Si t’as pas le budget, tu rates pas le truc du siècle non plus.

Par contre Golden Gai, ça c’est NON NÉGOCIABLE. C’est un réseau de 6 ruelles minuscules avec environ 200 bars, chacun pouvant accueillir entre 5 et 10 personnes. La plupart ont un thème — jazz, punk, cinéma d’horreur, manga, un bar où le patron ne parle que de chat. C’est le truc le plus unique que j’ai vu dans ma vie de voyageur. Certains bars ont un cover charge (300-500¥, soit 2-3€) et c’est normal. Commande un whisky highball (la boisson nationale du soir au Japon, genre 500-700¥) et discute avec les locaux. Beaucoup de bars sont maintenant ouverts aux touristes mais y’en a encore qui préfèrent les habitués — si la porte a un panneau « members only », respecte ça.

Programme Jour 3 :

  • 9h — Shinjuku Gyoen (ouvre à 9h pile)
  • 11h — Tokyo Metropolitan Government Building (gratuit, vue dingue)
  • 12h30 — Déjeuner à Omoide Yokocho (yakitori fumants)
  • 14h — Balade dans Shinjuku, shopping, Don Quijote (le magasin le plus absurde du monde)
  • 17h — Retour à l’hôtel, sieste stratégique
  • 19h — Kabukicho, néons, arcades
  • 21h — Golden Gai, bar-hopping jusqu’à pas d’heure (mais attention au dernier métro à minuit !)

Jour 4 : Akihabara + Ginza — du geek au chic en un trajet de métro

Le matin — Akihabara, paradis otaku

Si tu connais même vaguement la culture manga/anime/jeux vidéo, Akihabara va te rendre complètement dingue. C’est le quartier geek de Tokyo, et c’est pas un petit coin — c’est des rues entières de magasins sur 5-8 étages dédiés aux figurines, aux mangas, aux jeux rétro, à l’électronique.

Commence par les arcades. SEGA, Taito Station, GiGO — y’en a partout. Chaque étage a un type de jeu différent : machines à griffes (les Japonais sont obsédés par ça), jeux de rythme, bornes rétro des années 80-90, et les fameux purikura (photomatons avec des filtres complètement délirants). Même si t’es pas gamer, c’est une expérience en soi. L’ambiance sonore d’une arcade japonaise c’est quelque chose.

Ensuite, les magasins. Mandarake c’est la référence pour les mangas et figurines d’occasion. 8 étages. Tu peux y passer 2h facile. Super Potato pour les jeux rétro — des consoles que t’avais gamin, des cartouches, du Game Boy, de la Super Famicom. La nostalgie va te prendre à la gorge.

Et les maid cafés. Faut en parler. C’est des cafés où les serveuses sont déguisées en femmes de chambre (style anime), elles t’appellent « maître » et font des chorégraphies avant de servir ton omelette-rice avec un dessin en ketchup. C’est bizarre. C’est TRÈS bizarre. Mais c’est tellement japonais que ça vaut le détour au moins une fois. @ Home Café est le plus connu, compte 1 000-2 000¥ pour une boisson + un plat. Les prix sont affichés avant d’entrer, pas de piège.

L’après-midi — Ginza, le contraste total

Prends la ligne Hibiya depuis Akihabara, 15 minutes, et tu passes d’un univers à un autre. Ginza c’est le quartier le plus chic de Tokyo. Peut-être du monde. Gucci, Chanel, Louis Vuitton — mais dans des bâtiments architecturaux qui font que même si t’achètes rien, ça vaut le coup d’œil. Le Ginza Six (centre commercial de luxe) a un rooftop-jardin gratuit et un art contemporain au sous-sol.

Mais le vrai highlight de Ginza c’est juste à côté : le marché extérieur de Tsukiji. (Le marché intérieur aux poissons a déménagé à Toyosu mais le marché extérieur est toujours là et c’est là que ça se passe pour manger.) C’est des dizaines de stands de street food : sushi frais découpé devant toi, tamagoyaki (omelette japonaise sucrée sur un bâton), huîtres grillées, brochettes de thon, mochi frais.

Mange tes sushis à Tsukiji. C’est le meilleur rapport qualité-prix de la ville pour du poisson ultra-frais. Un set de sushi au comptoir pour 1 500-3 000¥ (9-18€) et tu vas comprendre pourquoi le sushi en France c’est… pas vraiment du sushi.

Programme Jour 4 :

  • 9h30 — Arcades d’Akihabara (GiGO, Taito Station)
  • 11h — Mandarake + Super Potato + boutiques
  • 12h — Maid café (si tu oses)
  • 13h30 — Métro vers Ginza
  • 14h — Balade architecturale dans Ginza, Ginza Six rooftop
  • 15h30 — Marché extérieur de Tsukiji (sushi time !)
  • 17h — Balade dans Ginza au coucher du soleil (le week-end la rue principale est piétonne)
  • 19h — Dîner plus posé — un bon ramen chez Kagari à Ginza (le tori paitan, bouillon de poulet crémeux, c’est une tuerie)

Jour 5 : TeamLab + Odaiba OU excursion Kamakura/Nikko

Le dernier jour, t’as deux options. Les deux sont géniales mais très différentes.

Option A : TeamLab + Odaiba (art numérique + bord de mer futuriste)

TeamLab Borderless (qui a rouvert à Azabudai Hills) ou TeamLab Planets (à Toyosu) — choisis-en un, pas les deux le même jour. Les deux sont des installations d’art numérique immersif. Tu marches pieds nus dans des salles remplies de projections, de fleurs virtuelles, d’eau, de miroirs infinis. C’est le truc le plus « waouh » que j’ai vu dans un musée. Réserve tes billets à l’avance (2-3 semaines avant minimum), ça se vend comme des petits pains.

  • Borderless : plus grand, plus labyrinthique, tu te perds dans les œuvres. 3 800¥ (~23€).
  • Planets : plus court mais plus intense physiquement (tu marches dans l’eau, tu t’allonges dans des espaces immersifs). 3 200¥ (~19€).

Si t’as choisi Planets (à Toyosu), enchaîne avec Odaiba, l’île artificielle dans la baie de Tokyo. Y’a la réplique de la Statue de la Liberté (oui), un centre commercial avec une rue qui reproduit un vieux quartier de Tokyo, et la vue sur le Rainbow Bridge. Honnêtement, Odaiba c’est un peu « bof » à part TeamLab et la vue. Mais pour un dernier après-midi tranquille, c’est correct.

Option B : Excursion à Kamakura (ou Nikko)

Si t’as envie de sortir de Tokyo, Kamakura c’est à 1h en train (ligne JR Yokosuka depuis Tokyo Station). C’est une ancienne capitale du Japon avec un Grand Bouddha en bronze de 13 mètres (le Daibutsu), des temples partout, et l’île d’Enoshima accessible à pied par un pont — plage, sanctuaires, vue sur le Mont Fuji par temps clair.

Nikko c’est plus loin (2h en train) mais les temples sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO et c’est en pleine montagne. Le sanctuaire Toshogu est d’une richesse décorative complètement folle — sculptures, dorures, couleurs vives. C’est l’opposé de l’esthétique minimaliste japonaise et ça fonctionne à mort.

Mon avis : si c’est ton premier voyage au Japon et que t’as pas prévu Kamakura dans un itinéraire plus large, fais Kamakura. Si tu prévois un voyage plus long au Japon, garde Kamakura pour plus tard et fais TeamLab + Odaiba.

La bouffe à Tokyo — un guide dans le guide

Tokyo a plus d’étoiles Michelin que Paris. Que PARIS. Laisse ça infuser une seconde. Mais tu n’as absolument pas besoin de te ruiner pour manger divinement bien ici. C’est peut-être la seule ville au monde où un repas à 7€ peut être meilleur qu’un repas à 70€ dans une autre capitale.

Ramen — la religion

Y’a des milliers de shops de ramen à Tokyo. MILLIERS. Chacun a sa recette, sa spécialité, son bouillon. Les principaux styles :

  • Tonkotsu : bouillon d’os de porc, crémeux, riche, épais. Le plus populaire. Ichiran (y’en a partout) c’est le fast-food du tonkotsu — des box individuelles, tu remplis un formulaire pour personnaliser ton bol. C’est une expérience en soi même si les puristes lèvent le nez.
  • Shoyu : bouillon à base de sauce soja, plus léger, plus « classique ». Afuri à Ebisu fait un shoyu yuzu (citron japonais) qui est un truc de malade.
  • Miso : bouillon de pâte de miso, plus riche et salé. Vient d’Hokkaido à la base. Misoya à Shinjuku c’est un bon plan.
  • Tsukemen : les nouilles et le bouillon sont séparés, tu trempes. Fuunji à Shinjuku est le roi du tsukemen, file d’attente perpétuelle mais ça vaut le coup.

Prix moyen : 800-1 200¥ (5-7€). Oui. Un bol de ramen de malade pour 5-7 euros.

Sushi — le vrai

Deux options principales :

Kaiten-zushi (sushi sur tapis roulant) : Sushiro, Kura Sushi, Hamazushi. C’est des chaînes. C’est pas cher (100-300¥ l’assiette, soit 0,60-1,80€). Et c’est… incroyablement bon. Genre vraiment. Le poisson est frais, les portions sont généreuses. Un repas de sushi au kaiten pour 1 000-2 000¥ (6-12€), ça existe.

Omakase (le chef choisit pour toi) : c’est l’expérience ultime. Tu t’assois au comptoir, le chef te prépare 10-15 pièces de sushi sous tes yeux. Le prix ? De 5 000¥ (30€) dans les restos abordables à… beaucoup plus. Sukiyabashi Jiro (le resto du docu Netflix) c’est 40 000¥. Mais un bon omakase à 8 000-12 000¥ (48-72€) c’est un souvenir pour la vie.

Konbini — le secret le mieux gardé

Tu vois les 7-Eleven, FamilyMart, Lawson à tous les coins de rue ? C’est pas des supérettes normales. C’est des cathédrales de bouffe accessible. Je suis sérieux. Les onigiri (boulettes de riz fourrées) à 120-180¥ (0,70-1€) sont une tuerie. Les sandwichs aux œufs (tamago sando) sont moelleux et parfaits. Les bentos à 400-600¥ (2,50-3,50€) sont des repas complets et bons.

Et les desserts. Les puddings, les mochis à la crème, les gâteaux au matcha — tout est frais, tout est bon, tout coûte rien. Lawson a les meilleurs desserts, FamilyMart a les meilleurs onigiri, 7-Eleven a le meilleur café. Je pourrais écrire un article entier sur les konbini. (Et peut-être que je le ferai.)

Izakaya — le bar-resto japonais

Un izakaya c’est entre le bar et le resto. Tu commandes plein de petits plats pour partager (ou pas, personne te juge), tu bois des bières et des highballs, c’est convivial. Edamame, karaage (poulet frit japonais, qui met le KFC à genoux), gyoza, sashimi, tofu frit. Budget : 2 000-4 000¥ (12-24€) par personne boissons comprises.

Les autres trucs à manger absolument

  • Tempura : légumes et crevettes frits dans une pâte ultra-légère. Tendon Tenya est une chaîne pas chère et très correcte.
  • Yakitori : brochettes de poulet grillées. Les meilleurs spots sont sous les rails de train (Yurakucho, Omoide Yokocho).
  • Matcha everything : matcha latte, matcha glace, matcha kit-kat, matcha tiramisu. Les Japonais mettent du matcha dans tout et c’est toujours bon. Le salon de thé Nakamura Tokichi à Tokyo Station fait un parfait au matcha qui justifie le voyage.
  • Curry japonais : rien à voir avec le curry indien ou thaï. C’est doux, épais, réconfortant. CoCo Ichibanya c’est la chaîne de référence, y’en a partout, c’est bon et pas cher.

Pour trouver les bons restos, télécharge Tabelog (c’est le Yelp japonais, la note est sur 5, au-dessus de 3,5 c’est très bon). Et check la meilleure application voyage en 2026 pour d’autres outils utiles.

Transports : la Suica card et comment pas devenir fou

La Suica card, ta meilleure amie

Première chose à faire en arrivant au Japon : acheter une carte Suica (ou Pasmo, c’est la même chose sous un nom différent). C’est une carte rechargeable qui fonctionne sur TOUS les transports de Tokyo — métro, JR, bus, monorail. Tu la bipes à l’entrée, tu la bipes à la sortie, c’est facturé au trajet. Pas de ticket à acheter à chaque fois, pas de plan tarifaire à comprendre.

Depuis 2023, la carte plastique est en rupture de stock (oui, au Japon, le pays de la technologie). Mais y’a des alternatives :

  • Suica sur iPhone (via Apple Wallet) — ça marche nickel
  • Pasmo sur iPhone ou Android
  • Welcome Suica (carte temporaire pour touristes, valable 28 jours) — disponible dans les gares JR

Recharge aux bornes dans les gares (elles sont en anglais, pas de stress). Je conseille de mettre 3 000-5 000¥ dessus et de recharger au fur et à mesure.

JR Lines vs Metro vs Toei

Tokyo a un système de transport qui donne mal à la tête au début mais qui est en fait ultra-logique une fois que t’as compris :

  • JR (Japan Railways) : les lignes de train, surtout la ligne Yamanote (la boucle qui fait le tour de Tokyo et connecte tous les grands quartiers). La Yamanote c’est ta ligne de survie. Shibuya, Shinjuku, Ikebukuro, Ueno, Akihabara, Tokyo Station — tout est dessus.
  • Tokyo Metro (9 lignes) + Toei (4 lignes) : le métro souterrain. Plus direct pour certains trajets mais deux compagnies différentes (= si tu changes d’une ligne Metro à une ligne Toei, ça te coûte deux billets. Avec Suica c’est automatique, tu t’en rends même pas compte).

Ta Suica marche partout. T’as pas besoin de comprendre quel réseau c’est. Tu bipes. Tu montes. Tu bipes en sortant.

Google Maps est ton dieu

Sérieusement. Google Maps à Tokyo c’est d’une précision chirurgicale. Il te dit quelle sortie prendre dans la gare, dans quel wagon monter pour être en face du bon escalier, le temps d’attente au prochain train. C’est flippant de précision. Mets Google Maps en transport en commun et suis les instructions aveuglément.

Le dernier train — ATTENTION

Les métros et trains de Tokyo s’arrêtent vers minuit — minuit et demi pour les derniers. Y’a PAS de métro de nuit. Si tu loupes le dernier train, t’as trois options :

1. Taxi : cher. Genre 3 000-5 000¥ pour un trajet moyen de nuit. 2. Capsule hôtel de dernière minute : certains acceptent les walk-in, 2 500-4 000¥. 3. Manga café / Internet café : tu loues un cubicle avec un fauteuil inclinable pour la nuit, 1 500-2 500¥. C’est… une expérience.

Le premier train repart vers 5h. Beaucoup de gens à Golden Gai restent jusqu’au premier train plutôt que de prendre un taxi. C’est un mode de vie.

Budget détaillé : Tokyo c’est cher mais en fait… pas tant que ça

Le Japon a une réputation de destination chère. C’était vrai y’a 10 ans. Aujourd’hui, avec le yen faible par rapport à l’euro (1€ ≈ 165¥ en ce moment), Tokyo est devenue étonnamment abordable. Surtout si tu sais où mettre tes yens.

Tableau budget par jour (par personne)

Poste Budget serré Budget moyen Budget confort
Hébergement 25-40€ (capsule hôtel, hostel) 60-90€ (business hotel) 120-200€ (ryokan, hôtel design)
Petit-déj 2-3€ (konbini) 5-8€ (café, boulangerie) 10-15€ (hôtel, brunch)
Déjeuner 5-8€ (ramen, gyudon, konbini) 10-15€ (resto correct) 20-35€ (omakase lunch)
Dîner 8-12€ (izakaya basique, yakitori) 15-25€ (bon izakaya, resto) 30-60€ (restaurant spécialisé)
Transport 5-8€ (Suica) 8-12€ (Suica + quelques extras) 12-20€ (Suica + taxi occasionnel)
Activités 0-5€ (temples gratuits, parcs) 10-20€ (musées, TeamLab) 25-40€ (expériences, spectacles)
Snacks/boissons 3-5€ 5-10€ 10-15€
TOTAL/jour 48-81€ 113-180€ 227-385€

Budget total sur 5 jours

Budget serré Budget moyen Budget confort
5 jours 240-405€ 565-900€ 1 135-1 925€
+ vol A/R Paris-Tokyo ~500-700€ ~500-700€ ~700-1 200€
TOTAL voyage 740-1 105€ 1 065-1 600€ 1 835-3 125€

Le budget serré c’est faisable, hein. C’est pas de la souffrance. Tu manges bien (konbini + ramen + yakitori), tu dors correctement (les capsule hôtels japonais sont propres et bien foutus), et tu vois tout ce qu’il y a à voir parce que les meilleures expériences de Tokyo sont gratuites ou presque. Les temples, les parcs, les quartiers, la street food, les sanctuaires, la vue depuis la mairie — tout ça c’est gratos.

Conseils pratiques — les trucs que personne te dit

Le cash est roi

En 2026, le Japon est TOUJOURS un pays très cash. Les grandes chaînes et les hôtels prennent la carte, mais plein de petits restos, de marchés, de temples (pour les offrandes) ne fonctionnent qu’en cash. Retire des yens dès l’aéroport (les 7-Eleven ont des ATM qui acceptent les cartes étrangères sans problème, commission réduite).

Garde toujours 10 000-20 000¥ en cash sur toi. C’est pas un pays où tu te fais voler ton portefeuille (c’est littéralement l’un des pays les plus sûrs au monde), donc pas de stress.

L’étiquette au onsen (bain chaud)

Tu vas probablement tester un onsen ou un sento (bain public). Les règles :

  • Tu te laves AVANT d’entrer dans le bain. Genre vraiment. Douche complète, savon, shampooing.
  • T’es nu(e). Pas de maillot de bain. La petite serviette se pose sur la tête, PAS dans l’eau.
  • Les tatouages sont souvent interdits (association yakuza). Certains onsens modernes s’en fichent, d’autres non. Vérifie avant.

Les chaussures, c’est tout un délire

Au Japon tu retires tes chaussures PARTOUT. Restos traditionnels, temples, certains magasins, évidemment les logements. Y’a souvent un petit casier ou un espace à l’entrée. Des chaussons fournis. Et parfois des chaussons spéciaux juste pour les toilettes. Oui. Des chaussons de toilettes. Mets des chaussures faciles à enfiler/retirer, ça va te simplifier la vie.

Le silence dans les trains

Les Japonais ne parlent pas dans le métro. Ou alors à voix très basse. Pas de coup de fil, pas de musique sans casque, pas de conversation bruyante. C’est un truc culturel et si tu respectes pas ça, tu vas recevoir des regards qui tuent. Mets ton tel en mode silencieux (le mode « manner mode » comme ils disent).

Les toilettes sont un monde à part

Les toilettes japonaises. Mon dieu. Sièges chauffants, jets d’eau avec réglage de pression et température, bruiteur pour couvrir les sons (oui), séchage à l’air. Les premières fois tu vas appuyer sur le mauvais bouton et recevoir un jet d’eau surprise. Ça arrive à tout le monde.

Quartiers overrated (oui je l’ai dit)

Faut qu’on parle de Roppongi. C’est LE quartier de la nightlife pour touristes. Des bars chers, une ambiance « Spring Break », des rabatteurs qui t’invitent dans des clubs. C’est pas le vrai Tokyo. C’est la version diluée pour étrangers. Si tu veux sortir le soir, Golden Gai et les bars de Shibuya/Shimokitazawa sont 100 fois mieux.

Odaiba — à part TeamLab, c’est un centre commercial géant sur une île artificielle. La vue sur le Rainbow Bridge est jolie, le Gundam géant c’est cool pour une photo, mais ça vaut pas un après-midi entier si t’as pas prévu TeamLab. Y’a mieux à faire avec ton temps.

Tokyo Tower — c’est la version japonaise de la Tour Eiffel (littéralement, même couleur, même forme). La vue est bien mais tu payes 1 200¥ pour un truc que tu peux avoir gratis depuis la mairie de Shinjuku. Garde tes sous.

FAQ — les 10 questions que tout le monde se pose

Quel budget prévoir pour 5 jours à Tokyo ?

Compte entre 240€ (budget très serré, capsule hôtel + konbini) et 900€ (budget moyen, hôtel correct + bons restos) par personne, hors vol. Le vol A/R depuis la France tourne autour de 500-700€ si tu réserves 3-4 mois à l’avance. Un budget réaliste tout compris pour 5 jours c’est 1 200-1 500€ pour la plupart des gens.

Le JR Pass vaut-il le coup pour Tokyo seulement ?

Non. Clairement non. Le JR Pass (à partir de 50 000¥ pour 7 jours) est conçu pour les trajets longue distance (Tokyo-Kyoto, Tokyo-Hiroshima). Si tu restes que à Tokyo, une carte Suica suffit largement et te coûtera 15-30€ sur la semaine. Le JR Pass devient intéressant uniquement si tu combines Tokyo avec d’autres villes japonaises. Check notre itinéraire Japon 2 semaines pour voir quand ça vaut le coup.

Quelle est la meilleure saison pour visiter Tokyo ?

Le printemps (fin mars – avril) pour les cerisiers en fleurs, ou l’automne (novembre) pour les feuilles rouges. L’été (juillet-août) c’est une fournaise humide — 35°C avec 80% d’humidité, tu vas fondre. L’hiver (décembre-février) c’est froid mais sec, peu de touristes, et les illuminations de Noël sont magnifiques. Perso mon sweet spot c’est fin octobre – début novembre : beau temps, pas trop de monde, couleurs d’automne.

La barrière de la langue, c’est galère ?

Moins que tu crois. Les panneaux dans le métro sont en anglais, les menus de beaucoup de restos aussi (ou avec des photos). Google Translate avec la caméra traduit les kanji en temps réel et ça a progressé de ouf. Les Japonais parlent peu anglais mais ils font des efforts incroyables pour t’aider — avec des gestes, des dessins, Google Translate sur leur téléphone. J’ai jamais été bloqué nulle part. Apprends juste « sumimasen » (excusez-moi), « arigatou gozaimasu » (merci) et « eigo no menu arimasu ka » (vous avez un menu en anglais ?) — ça suffit.

Tokyo est-elle safe pour les voyageurs solo ?

Oui. Mille fois oui. Tokyo est l’une des villes les plus sûres de la planète. Tu peux te balader seul(e) à 3h du mat dans Shinjuku sans le moindre souci. Les agressions sont quasi inexistantes, le vol est extrêmement rare (des gens laissent leur portefeuille sur la table d’un café pour garder leur place). Femmes voyageant seules : y’a des wagons réservés aux femmes aux heures de pointe dans le métro (marqués en rose). C’est le pays le plus safe que j’ai visité, et je pèse mes mots.

Le pourboire, on fait comment ?

Tu donnes PAS de pourboire. Jamais. C’est considéré comme impoli, voire insultant. Le service est inclus, toujours. Si tu laisses des pièces sur la table, y’a des chances que le serveur te coure après dans la rue pour te les rendre. Le Japon, quoi.

Pocket WiFi ou eSIM ?

L’eSIM a pris le dessus. C’est plus pratique, pas de boîtier à trimballer, pas de batterie supplémentaire à charger. Des fournisseurs comme Ubigi, Airalo ou Holafly proposent des forfaits data pour le Japon à partir de 10-15€ pour 5 jours. Ça se configure avant de partir, c’est activé dès que t’atterris. Le pocket WiFi reste intéressant si vous êtes en groupe (un seul appareil pour 4-5 personnes) — location possible à l’aéroport de Narita ou Haneda pour environ 500-800¥/jour.

Pour choisir le bon outil, on a comparé les options dans notre guide sur la meilleure application voyage en 2026.

Les meilleurs spots pour la vue sur Tokyo ?

Mon top 5, dans l’ordre : 1. Tokyo Metropolitan Government Building (gratuit, Shinjuku) — le meilleur rapport qualité-vue-prix puisque c’est gratos 2. Shibuya Sky (2 000¥) — vue vertigineuse sur le carrefour et la ville 3. Tokyo Skytree (2 100-3 100¥) — le plus haut point de vue, mais c’est loin du centre 4. Mori Tower à Roppongi Hills (2 000¥) — vue de nuit incroyable + musée d’art 5. Terrasse du Park Hyatt (un verre à 2 000¥) — oui c’est l’hôtel de Lost in Translation, oui ça vaut le coup juste pour la référence

Est-ce que Tokyo convient aux familles avec enfants ?

Complètement. Les Japonais adorent les enfants, les transports sont poussette-friendly (ascenseurs partout), les konbini ont tout ce qu’il faut (couches, lait, snacks), et les activités familiales sont nombreuses — TeamLab, les arcades, Ueno Zoo, le musée Ghibli (réserver des mois à l’avance), Disneyland/DisneySea. Les restos proposent souvent des menus enfants. Et les capsule hôtels, évidemment, c’est plutôt pour les adultes.

Comment gérer le décalage horaire ?

7h de décalage avec la France en été, 8h en hiver. Le Japon est en avance. Le premier jour tu vas te réveiller à 4h du mat, c’est normal. Mon astuce : utilise ça à ton avantage — lève-toi tôt et va voir les temples au lever du soleil quand y’a personne. Vers 15h-16h tu vas avoir un coup de barre monumental, prévois un passage au café ou une sieste à l’hôtel. En 2-3 jours ça se cale.

Le mot de la fin

Tokyo c’est pas une ville qu’on « visite ». C’est une ville qu’on prend en pleine face. Chaque quartier c’est un monde différent, chaque ruelle cache une surprise, chaque repas est une expérience. 5 jours c’est assez pour tomber amoureux. Et pas assez pour faire le tour. Mais c’est ça le deal — tu reviens. Tout le monde revient.

Prépare ta Suica, charge ton téléphone, mets des chaussures confortables (tu vas marcher 20 000 pas par jour minimum), et laisse-toi porter par le chaos. Le beau chaos de Tokyo.

Bon voyage. Ou comme on dit là-bas : 良い旅を (yoi tabi wo).

Dernière mise à jour : avril 2026

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